Pierre-Jules Hetzel dit P.-J. Stahl

Résumé

Pierre-Jules Hetzel dit P.-J. Stahl Histoire d’un appartement de garçon à louer

Aimer ou écrire à tort et à travers, sans but d’avenir, ce n’est pas l’emploi, c’est le gaspillage de ses forces. Qu’on poétise tant qu’on voudra les appétits du cœur, les maladies de l’âme et le libertinage de l’esprit, qu’on idéalise la débauche, qu’on la pare, qu’on la quintessencie même si l’on peut, il n’en restera pas moins vrai que tant qu’on n’a pas rencontré en face de soi la femme à laquelle on n’oserait pas exprimer un autre désir que celui-ci : « Madame ou mademoiselle, je voudrais bien être votre mari, » on ne se doute pas de ce que c’est qu’une vraie femme.
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Pierre-Jules Hetzel dit P.-J. Stahl Histoire d’un appartement de garçon à louer

Tu me le demandes ! me dit René, tu n’as jamais aimé ! Mais en dehors même du désir bien naturel à tout homme qui aime de tenir tout entier dans sa main l’objet de sa passion, j’ai une raison plus grave de vouloir Léocadie ailleurs qu’où elle est. Sais-tu où et avec qui vit cette femme aux pieds de laquelle tout Paris tombera un jour ? Dans une mansarde, avec une pauvre vieille camarade de théâtre, dont elle partage la misère. C’est toute une histoire que cette existence. Le mari de Léocadie, car Léocadie est mariée, son mari était dans le commerce, sa femme vivait heureuse et honorée.
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Pierre-Jules Hetzel dit P.-J. Stahl Histoire d’un appartement de garçon à louer

Il n’y a rien d’heureux comme les gens pour qui les vessies sont des lanternes. Ils voient clair la nuit, leur tête est pleine d’étoiles, ils ont dans le cerveau un ciel complet ; tout ce qui touche à leur idée est superbe, leur maîtresse est la lune, leur ami est le soleil. René a la chance d’être si parfaitement toqué, qu’il y a de par le monde un monsieur, un simple monsieur, qu’il considère comme le vrai Dieu.
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