Résumé

Saint-Calais. Un bureau de bienfaisance en 1892… (1892)

Ce sera toujours le tour des pauvres, des petits, des misérables. Aujourd'hui, les pauvres qui préfèrent l'école congréganiste ; demain peut-être les pauvres qui préfèreraient l'école laïque ; mais, toujours, aujourd'hui et demain, des gens dignes de pitié à qui il ne faudrait pas demander de passeport pour l'aumône, si ce n'est la preuve de leur indigence. On devrait, semble-t-il, respecter surtout, dans le choix du maître d'école, la dernière lueur du libre arbitre qui éclaire l'âme des malheureux contraints par le besoin à toutes les déchéances de la mendicité.
Source : Gallica

Saint-Calais. Un bureau de bienfaisance en 1892… (1892)

Celle-ci, en effet, est une association privée, et, par conséquent, libre jusqu'à un certain point de son action comme de ses laveurs. Mais un bureau de bienfaisance est une institution communale et d'ordre public. Il existe, en principe, pour venir au secours de tous les membres de la commune qui se trouvent dans le besoin. Il est révoltant de mettre à prix le pauvre morceau de pain qu'il distribue. Faire entre les pauvres des distinctions autres que celles de leur misère même et de ses causes nous semble indigne d'un patriote et d'un bon citoyen.
Source : Gallica

Saint-Calais. Un bureau de bienfaisance en 1892… (1892)

En somme, peu importe le mobile qui pousse tous ces fidèles du bon vieux temps à vouloir, sans conteste, rester les intermédiaires entre la charité publique et les pauvres, et, quelle que soit la droiture de leurs intentions il faut bien qu'ils sachent que la bienfaisance n'est plus, depuis la Révolution française, l'apanage d'une classe privilégiée, et si la République a inscrit dans sa devise la Fraternité, c'est le moins qu'elle la mette en pratique et qu'elle ne laisse point à d'autres le soin de faire le bien quand elle le peut.
Source : Gallica

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