Résumé

Société d'agriculture d'Alger. Rapport sur le projet d'impôts nouveaux… (1884)

L'impôt sur l'alcool entraînera ce que les viticulteurs prévoient avec terreur, l'introduction de la Régie avec son cortège de vexations, droits de circulation, acquits à caution, exercice et le reste. Cette perspective d'ennuis sans nombre aurait pour effet d'empêcher les propriétaires de vendre directement leurs produits en détail aux consommateurs, de leur enlever une source de bénéfices légitimes et de faire cesser un état de choses profitable à tout le monde et de nature à encourager puissamment l'extension de la culture de la vigne.
Source : Gallica

Société d'agriculture d'Alger. Rapport sur le projet d'impôts nouveaux… (1884)

Or, les Européens possèdent peu de bestiaux en dehors de leurs bêtes de labour. Leurs capitaux et leurs pâturages sont insuffisants pour cela. Les Indigènes ont seuls conservé de beaucoup la plus grande partie du bétail algérien, au moins les dix-neuf vingtièmes.
Quant à la vigne, à part quelques exceptions dont on exagère les bénéfices, et qui ont des facilités d'écoulement et de vente spéciales, la grande majorité des planteurs est, de date toute récente, aux prises avec les difficultés inhérentes aux débuts d'une culture jadis inconnue à la plupart d'entre eux.
Source : Gallica

Société d'agriculture d'Alger. Rapport sur le projet d'impôts nouveaux… (1884)

Tout le monde sait que, malgré la liberté commerciale et le libre échange imposé à l'agriculture seule, la vie matérielle devient de plus en chère. Les prix du pain et de la viande ne sont plus, comme autrefois, en rapport avec les prix des blés et des bestiaux sur le marché. Les enquêtes ont démontré que le nombre des boulangers et des bouchers avait triplé pour la même clientèle, car la population de la France est restée stationnaire.
Source : Gallica

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