Résumé

Souvenirs, à l'usage de M. le comte de Villèle… (1823)

Tout écrivain peut, et doit s'honorer de regarder M. de Chateaubriant comme son chef. Le ministère voulait-il exercer une influence légitime sur les gens de lettres ? le meilleur moyen était peut-être de la confier à M. de Chateaubriant; au lieu de jeter de l'or à la tête de certains écrivains, au lieu de traiter les autres comme des ennemis auxquels on coupe les vivres ; on eût obtenu leur assentiment, ou leur silence, par le moyen le plus propre à entraîner des écrivains qui se respectent; par la confiance et la persuasion.
Source : Gallica

Souvenirs, à l'usage de M. le comte de Villèle… (1823)

On ne trouvera, peut-être, dans ces rapprochemens que la présomption humaine, que M. de Villèle n'a pas voulu que le protecteur de son parent fût inquiété, recherché. — L'ingratitude n'entre pas plus dans le coeur des grands, que dans celui des coupons d'hommes. — La reconnaissance est une vertu rare dans le pays que nous habitons. Elle n'en est pas cependant exilée. — Mais on reconnaîtra aussi que M. de Villèle a certifié à M. de Remuzat qu'il marcherait avec le ministère.
Source : Gallica

Souvenirs, à l'usage de M. le comte de Villèle… (1823)

Tels sont les hommes qui se rallient à ce que nous avons désigné sous le nom de contre-opposition. Opposition bien plus redoutable pour le ministère actuel que celle qui l'a précédée. Car, tôt ou tard,
la vérité l'emporte sur l'erreur, la droiture sur l'intrigue, le talent sur la médiocrité , la force sur la faiblesse, et le désintéressement sur la morale des intérêts.
Source : Gallica

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