Résumé

Th. Bentzon Le Monde où l’on s’amuse aux États-Unis

Percy Gryce, jugeant qu’elle s’est moquée de lui et averti par les venimeuses dénonciations de Mme Dorset qui ne pardonnera jamais à sa rivale, Percy Gryce quitte précipitamment Bellomont et Lily reste seule, sans espérance matrimoniale, avec des dettes de couturière, des dettes de jeu, ce qui est pire, qu’elle ne sait comment payer. Un regret poignant, qui ressemble à un remords de conscience, la saisit devant l’occasion manquée ; elle ne s’explique plus sa folie.
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Th. Bentzon Le Monde où l’on s’amuse aux États-Unis

Lily, qui a reconnu l’écriture de Bertha, les achète dans un bel accès de générosité, craignant peut-être qu’on ne s’en serve pour nuire à Selden, et avec l’intention de les détruire.
Quoi qu’il en soit, elle est maîtresse du secret de son ennemie, mais nous pouvons être sûrs qu’elle n’en abusera jamais. L’auteur semble même lui faire de cette abstention un mérite excessif. Ce qui se comprend moins, c’est qu’elle continue tant qu’elle le peut ses rapports avec une femme sans cœur et sans honneur.
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Ce serait un cas de rupture : elle peut pardonner le flirt, n’étant pas fâchée le plus souvent d’être débarrassée d’un mari qui l’assomme, — de cela elle ne fait aucun mystère, — mais elle n’admettra jamais en revanche qu’un dollar soit détourné de la maison. Ainsi vivent les Trenor, les Dorset, et tous les ménages opulens que nous présente Mme Wharton. La distinction de son style sauve ce que le sujet a de vulgaire ; la vie intense qu’elle prête à ses personnages nous force de nous intéresser à eux, quoiqu’il n’y en ait pas un seul de sympathique.
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