Résumé

Trois Rêves politiques, ou La vraie solution… (1850)

Au contraire, Sire, l'enseignement officiel donné sous votre règne n'a-t-il pas été comme une vaste coupe empoisonnée à laquelle bon gré mal gré la jeunesse a dû venir tremper ses lèvres? Crôyez-vous qu'il me serait bien difficile de vous prouver, documents en main, que les principes les plus subversifs, je ne dis pas de toute religion, mais de toute société, ont été prêches, soutenus, proclamés dans ces écoles? Si la France échappe au naufrage, croyezle, Sire, ce ne sera qu'à la condition de faire refleurir le culte de Dieu et de la vraie liberté.
Source : Gallica

Trois Rêves politiques, ou La vraie solution… (1850)

Quand vous serez au pouvoir, nous promettez-vous de vous marier ? Quand vous serez marié, nous promettezvous d'avoir des enfants? Parmi ces enfants, se trouvera-t-il quelque enfant mâle ? S'il se trouve quelque enfant mâle, nous promettez-vous de lui transmettre votre autorité, sans qu'il en coûte à la France ni trouble, ni guerre intérieure, ni guerre extérieure ? Nous promettez-vous de réduire au silence les Orléanistes et les Légitimistes, et de si bien les détacher des princes dont ils suivent les drapeaux, qu'ils acceptent sans mot dire l'hérédité dans votre famille ?
Source : Gallica

Trois Rêves politiques, ou La vraie solution… (1850)

Ce ne sont pas, comme alors, les joies du retour dans la patrie? Serait-ce votre gloire? Non, mon président. Quand la grande nation, délivrée par vos mains, aura pu se réunir et qu'elle aura fait connaître ses volontés, quel que soit le chef qu'elle choisisse et quelque rang que vous occupiez, le premier, le second, le troisième, vous serez toujours ce Louis-Napoléon qui aurez été élu par cinq millions de Français, qui aurez fait renaître l'espérance dans un moment où on commençait à la perdre, qui aurez donné tant de fois des preuves de bon sens, de courage civil, d'amour du bien public
Source : Gallica

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