Résumé

Une excursion au Coudiat Batoum… (1880)

Il est vrai qu'en allant serrer affectueusement la main à M. le curé de Duvivier, mon digne et excellent collègue de l'Académie d'Hippone, je devais m'attendre à visiter, étudier plus de ruines et d'inscriptions que d'horizons et de couches fossilifères. Vous connaissez sa passion pour l'étude des monuments anciens. Il y consacre tous ses loisirs. Il n'est pas un pan de mur antique, pas une pierre plus ou moins sculptée, pas une inscription plus ou moins fruste, enfin, dans sa paroisse étendue, qui n'ait fixé son attention et exercé sa sagacité d'archéologue.
Source : Gallica

Une excursion au Coudiat Batoum… (1880)

Dix minutes après, nous gravissions la pente rocheuse du coudiat Batoum et trouvions à nous abriter sous un énorme olivier, juste en face du kef El-Hadadine, dont nous prîmes aussitôt grand plaisir à détailler les curieuses silhouettes.
Suivant que nous regardions en face ou de profil ses rochers de grès ferrugineux couleur d'ocre, de carmin et de vermillon, nous y voyions tantôt la tête et la crinière d'un lion colossal, tantôt le corps d'un animal plus fantastique encore, dressé sur ses pattes de derrière et prêt à bondir sur nous.
Source : Gallica

Une excursion au Coudiat Batoum… (1880)

Je le crus d'autant plus volontiers que je distinguais les ruines qui couronnent ce mamelon comme si elles étaient à cent pas de moi. Mais ce n'était de ma part, on le devine aisément, qu'une pure illusion d'optique. Le sentier que nous suivions ne faisait que descendre de Duvivier jusqu'au pied du fameux mamelon, de sorte qu'à vol d'oiseau celui-ci me paraissait tout près du village, alors qu'il en était réellement à plus de trois kilomètres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature