Victor Laurent Suzanne Moïse Angliviel de La Beaumelle

Résumé

Victor Laurent Suzanne Moïse Angliviel de La Beaumelle De la Réforme radicale de la loi des élections… (1819)

La volonté , en effet, est cette faculté qu'a l'homme, d'employer ses moyens physiques et moraux ; faculté qui, toutes les fois qu'elle est exercée, est infailliblement et immédiatement suivie d'une action intérieure ou extérieure. On a quelquefois trop étendu le sens de ce mot. Vouloir pour l'avenir, ce n'est que projeter, et dire que l'on veut une chose, ne prouve rien , sinon que l'on a eu la volonté de le dire ; la volonté générale ne doit donc être jugée que par les actions, par les faits.
L'expression volonté générale, ne suppose pas une volonté unanime. Cette volonté est impossible
Source : Gallica

Victor Laurent Suzanne Moïse Angliviel de La Beaumelle De la Réforme radicale de la loi des élections… (1819)

De toute mauvaise législation naissent, par une réaction naturelle, des habitudes qui la corrigent, ou des événemens qui la rectifient, comme des erreurs de régime naissent des crises salutaires. Ne désirons jamais que les crises soient nécessaires , mais ne nous épouvantons pas pour une légère infirmité. Rien n'est plus contraire au bon sens , que le droit d'élection accordé en Angleterre aux bourgs pourris ; mais cet abus est coordonné à tant d'autres, il fournit tant de talens distingués dans les deux partis, que l'on ne sait si la liberté a plus à s'en plaindre qu'à s'en féliciter.
Source : Gallica

Victor Laurent Suzanne Moïse Angliviel de La Beaumelle De la Réforme radicale de la loi des élections… (1819)

Ordinairement même le mouvement du retour à la justice se prolonge après avoir atteint le but, et enfante des injustices nouvelles, comme le balancier d'une pendule, dérangé de sa position naturelle , n'y revient qu'après des oscillations ; toute injustice amène punition, toute tyrannie engendre révolution : telle est mon opinion ; mais pour ceux qui ne la partagent pas, je vais entrer dans de plus grands détails.
D'abord, compter la minorité pour rien, tandis qu'elle est quelque chose de très-réel, et souvent de très-puissant, c'est compromettre sa sûreté.
Source : Gallica

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