Résumé

Xavier-Auguste Séjourné Le Frère Yvon Guyonwarch, de la Compagnie de Jésus… (1882)

Le R. P. Ferdinand Chevalier, si aimé des pauvres de la ville de Vannes, venait de mourir au collège 1. Ce Père avait toujours eu pour le Frère Yvon une profonde vénération, et ne manquait guère, lorsqu'il sortait de la maison ou y rentrait, soit de dire un petit mot au bon Frère, soit de lui envoyer à travers les vitres de sa porterie un joyeux salut et un gracieux sourire. Le Frère Yvon, de son côté, avait coutume de répondre à ces amabilités en agitant la tête par deux ou trois fois au-dessus de son ouvrage.
Source : Gallica

Xavier-Auguste Séjourné Le Frère Yvon Guyonwarch, de la Compagnie de Jésus… (1882)

«Remarquez donc le Frère Yvon et sa figure soucieuse, il a peur qu'il n'y en ait pas assez pour ses pauvres ».
En dehors de ces distributions spéciales et de la grande distribution du lundi, il y avait encore l'aumône quotidienne faite au passant. Il s'en réservait également le monopole et donnait sa pièce de monnaie, non sans quelque bonne parole. Le pauvre qui lui tendait la main sollicitait-il des vêtements ou des chaussures, il les obtenait presque toujours; de plus il trouvait dans le Frère Yvon un dévouement empressé à les essayer à sa taille ou à ses pieds.
Source : Gallica

Xavier-Auguste Séjourné Le Frère Yvon Guyonwarch, de la Compagnie de Jésus… (1882)

« Frère Yvon, lui disait un jour un de ses Frères qui le savait malade, laissez-moi votre place et allez vous coucher, vous avez la fièvre. - Bast, une fièvre de
Frère, ça ne vient que la nuit. » Devenu second portier, à cause de son grand âge, il ne trouvait pas convenable que le premier lui rendît quelque service, comme autrefois lorsqu'il était sous ses ordres. Il savait alors ou s'en passer, ou se les rendre à lui-même ; car il n'avait pas moins d'humilité que de charité.
Quant à son amour pour les pauvres,il était admirable. Son bonheur était de les servir.
Source : Gallica

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