Résumé

Portrait de Émile-Louis Burnouf Émile-Louis Burnouf III. — L’Unité des Religions

Nous, qui venons à la fin des temps, nous avons sous les yeux la multitude innombrable de débris dont le séjour de l’homme et son histoire sont jonchés, débris de livres, — débris de monumens, de traditions, de langues, de rites sacrés et d’institutions, que nous reconstituons en idée comme un anatomiste refait avec quelques os un animal entier, ou comme un architecte habile restaure sur le papier un temple dont il a mesuré les restes. La variété infinie des ruines qu’ont laissées après elles les religions a déjà suscité en Europe un nombre de travaux dont on ne se fait qu’une imparfaite idée.
Source : Wikisource

Portrait de Émile-Louis Burnouf Émile-Louis Burnouf III. — L’Unité des Religions

Si l’expérience la montre indissolublement attachée à la vie, de telle sorte que là où la pensée cesse la vie s’éteint, on peut croire que la pensée a la même destinée que la vie ou plutôt que le principe qui pense est identique au principe vivant et ne forme jamais avec lui une dualité ; mais la vie, c’est la chaleur, et la chaleur tire son origine du soleil. Le feu est donc à la fois le moteur des choses, l’agent de la vie et le principe de la pensée.
Source : Wikisource

Portrait de Émile-Louis Burnouf Émile-Louis Burnouf III. — L’Unité des Religions

Bu par les hommes, il leur procurait cette chaleur interne qui accroît l’énergie et enflamme le courage. Le sôma fut donc aisément adopté comme le type végétal des alimens liquides et des matières combustibles, c’est-à-dire comme un parfait réceptacle du feu et un profond symbole de la vie. Depuis les époques les plus anciennes, le feu n’a plus cessé d’être allumé sur les autels et d’y présenter aux yeux l’image de la vie et de la pensée. Dans les temps primordiaux et même encore dans beaucoup d’hymnes du Vêda, le feu ne jouait pas toujours un rôle symbolique
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature