Émile Mâle,
Revue des Deux Mondes
“ Gardons-nous d’ailleurs de calomnier nos artistes. Nous semblions croire, tout à l’heure, qu’en exprimant la douleur, ils avaient voulu la glorifier, et enseigner que « souffrir » était le dernier mot de l’Évangile. Au fond, ce qu’ils ont voulu glorifier, ce n’est pas la souffrance, mais l’amour. Car, ce qu’ils nous montrent, c’est la souffrance d’un Dieu qui meurt pour nous. La souffrance n’a donc de sens que quand elle est acceptée avec amour, quand elle se transfigure en amour : « aimer » reste au XVe comme au XIIIe siècle le suprême enseignement de l’art chrétien. ”
