Émile de Laveleye,
Le Régime parlementaire et l’absence de partis politiques en Italie
“ Rien n’est plus enivrant et plus dangereux pour le bonheur d’un peuple que la gloire militaire. C’est un poison qui tue la liberté, Un roi victorieux peut à son gré devenir un souverain absolu, car que vaut une constitution pour arrêter des légions rompues à l’obéissance et enflammées par le souvenir de leurs succès ? L’Angleterre et l’Amérique ont vu le péril, et jamais elles n’ont voulu de grandes armées permanentes. Victorieuse à Custoza et à Lissa, l’Italie n’aurait rien pu refuser à ses marins ou à ses soldats, et ses généraux auraient tenu dans leurs mains le sort du pays. ”
