Étienne Charavay

Étienne Charavay

Résumé

Portrait de Étienne Charavay Étienne Charavay Une Famille de peintres alsaciens… (1880)

Telle était la triste situation d'esprit où se trouvait Jean Guerin après trois ans de séjour à Paris. Au XVIIIe siècle, comme aujourd'hui, les épreuves étaient rudes pour les jeunes artistes provinciaux qui venaient, pleins de talent et d'espérances, chercher gloire et fortune dans la capitale. Jean Guerin, amoureux, malade et endetté, s'exagérait évidemment les difficultés de sa situation. Le 22 novembre, toujours hanté par des pensées- de suicide, il examine l'état de ses affaires et dresse le compte des sommes qui lui sont dues.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Charavay Étienne Charavay Une Famille de peintres alsaciens… (1880)

Au salon de 1798 Guerin exposa la miniature de Kleber, qui est actuellement au musée du Louvre. Kleber est vu à mi-corps, relevant la tête avec animation et la tournant vers, la droite ; il est vêtu d'un habit brodé d'or, entr'ouvert, et d'une ceinture rouge ; il porte une grande cravate noire. On admira cette mâle et noble physionomie, rendue magistralement par l'artiste, et la réputation de Jean Guerin fut encore accrue par ce succès si mérité (2) .
Source : Gallica

Portrait de Étienne Charavay Étienne Charavay Une Famille de peintres alsaciens… (1880)

C'est à cette date que s'arrête le journal de Jean Guerin. Les événements se précipitaient : aucun travail n'était plus possible à notre artiste, qui, par son éducation et ses relations constantes avec l'ancienne noblesse, se trouvait naturellement plus près des royalistes que des révolutionnaires (1) . La journée du 10 août décida de la chute de Louis XVI. Jean Guerin, compromis avec la plupart de ses camarades par la conduite qu'il avait tenue depuis le 20 juin, dut quitter la capitale. Il se réfugia à Strasbourg, chez son frère.
Source : Gallica

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