Adrien Moureau

Les Moreau (1893)

Résumé

Adrien Moureau Les Moreau (1893)

Sans être régulièrement belle, la personne de Marie-Antoinette exerçait ce don de séduction que subit jusqu'à l'enthousiasme le vieil Horace Walpole. « On ne pouvait, écrit-il à la suite d'une fête, avoir des yeux que pour la reine; les Hébés, les Flores, les Hélènes et les Grâces ne sont que des coureuses de rue à côté d'elle. Quand elle est debout ou assise, c'est la statue de la beauté; quand elle se meut, c'est la grâce en personne. » Non seulement Moreau n'échappa point à ce charme, mais encore il sut l'exprimer dans les délicates effigies qu'il a laissées de l'infortunée princesse.
Source : Gallica

Adrien Moureau Les Moreau (1893)

David est à la tête de ce mouvement; réformateur impérieux et violent, il courbe sous son impitoyable discipline quiconque est tenté de le suivre. La grande erreur de Moreau fut d'accepter ces doctrines. Autant il se sentait à l'aise devant le spectacle de la vie contemporaine, autant il devient froid et guindé quand il consacre son talent à l'étude du passé; il demeure correct dessinateur, mais perd, dans le constant souci de la noblesse, toutes ses qualités de naturel et de vivacité sans jamais parvenir au vrai sens de l'histoire.
Source : Gallica

Adrien Moureau Les Moreau (1893)

S'il existe un trait essentiel donnant, à ces deux périodes si distinctes dans la carrière de Moreau , un caractère d'unité , c'est assurément un profond respect de son art. Qu'il s'agisse d'un simple fleuron ou d'une planche commandée par le roi, d'un minuscule frontispice ou d'une importante série, il saura toujours résister à la dangereuse tentation de l'a peu près; si quelques défaillances se retrouvent en son oeuvre, attribuons-les plutôt aux hésitations d'un débutant ou aux lassitudes de sa
vieille main, dont un mal incurable va faire tomber le crayon.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature