André Bellessort,
Le Crépuscule d’Elseneur
(1926)
“ LA NORVÈGE ET JOHAN BOJER Chaque fois que j'ouvre un roman de Johan Bojer, les premiers vers de l'hymne norvégien que BjÕrnstjerne Bjôrnson composa, — un de ses plus beaux élans lyriques, — me reviennent à la mémoire : « Oui, nous aimons ce pays déchiré, mordu par les vents, avec ses mille petites maisons ! » Personne n'aura fait plus que Bojer pour en populariser, j'allais dire pour en européaniser l'image, personne, pas même Ibsen que son génie détache en quelque sorte de sa terre natale et range parmi les grands artistes qui paraissent encore plus humains que nationaux. ”
