Ivan Tourgueniev,
Pères et Enfants
“ « Baise donc la main du maître, petite sotte, » lui dit Arina. Kirsanof ne la laissa pas faire ; et, tout confus lui-même, il la baisa sur la raie du front tandis qu’elle tenait sa tête penchée en avant. L’œil de Fénitchka ne tarda pas à guérir ; mais l’impression qu’elle avait produite sur Kirsanof ne s’effaça pas aussi promptement. Il lui semblait tenir encore entre ses mains ces cheveux fins et doux ; il croyait toujours voir cette figure blanche et pure, timidement levée en l’air, et ses lèvres entr’ouvertes laissant paraître des dents qui brillaient au soleil comme de petites perles. ”
