“ Mais M. Knightley est un homme si accompli ! » « M. Knightley a si bonne tournure qu’on ne peut établir aucune comparaison entre lui et M. Martin. Peu d’hommes, peut-être pas un sur cent, n’annoncent à la première vue, comme M. Knightley, la présence d’un homme comme il faut. Mais il n’est pas le seul que nous ayons vu dernièrement à Hartfield. Que pensez-vous de MM. Weston et Elton ? Comparez M. Martin à l’un ou l’autre des deux ; comparez leur manière de se présenter, de marcher, de parler, de garder le silence, et vous devez sentir la différence qui existe entre eux. » ”
M. Knightley
Définition et enjeux
Le thème de “M. Knightley” a été abordé par des auteurs tels que Jane Austen ou Kate Rague. Il est souvent associé à des termes comme Hartfield, Quentin, Francisco, saint ou Martin.
Citations sur “M. Knightley”
“ M. Knightley, homme de sens, d’environ trente-sept à trente-huit ans, était non-seulement un ancien et intime ami de la maison, mais encore était allié à la famille, en qualité de frère aîné du mari d’Isabelle. Il habitait à un mille d’Highbury , faisait des visites fréquentes à Hartfield, où il était toujours bien venu, et ce jour-là encore plus que de coutume, parce qu’il revenait de Londres où il avait vu ses amis et ceux de la famille. ”
“ Elle ne fit qu’en rire, et s’amusa beaucoup à découvrir que la violente aversion qu’elle avait de voir M. Knightley épouser mademoiselle Fairfax, ou toute autre, était la cause de la tendre sollicitude de la sœur d’Isabelle et de la tante d’Henri. Plus elle songeait au plan de M. Knightley, de se marier, et de venir demeurer à Hartfield, plus ce projet lui plaisait. Le malaise de son père diminuait, et son propre bonheur augmentait. Le bien l’emportait de beaucoup sur le mal. Avoir un tel compagnon pour éviter les inquiétudes de la saison à venir ! ”
“ Une dame Knightley, à qui tout le monde serait obligé de donner le pas ! Non, M. Knightley ne doit jamais se marier. Il faut que le petit Henri hérite de Donwell. Un moment après, M. Knightley se retourna, et la voyant seule, vint s’asseoir à côté d’elle. Ils ne s’entretinrent d’abord que du jeu et du chant qu’ils venaient d’entendre : il en parla avec admiration, mais non pas avec cette vive chaleur qui avait frappé madame Weston. Pour l’éprouver, elle commença par le louer de sa bonté d’envoyer sa voiture chercher mademoiselle Bates et sa nièce ”
“ On passe à M. Knightley ses manières décidées et son ton impératif ; sa figure, son regard, le rang qu’il occupe, semblent le lui permettre ; mais si un jeune homme s’avisait de l’imiter, il se rendrait insupportable. Je crois qu’un jeune homme, au contraire, pourrait fort bien prendre M. Elton pour modèle. M. Elton a l’humeur douce, est gai, obligeant et bien né. Il me semble que depuis quelque temps sa douceur naturelle s’est encore augmentée. Je croirais qu’il a l’intention de gagner les bonnes grâces de l’une de nous deux, Henriette, par cette douceur additionnelle. ”
“ « Il ne fallait pas la mettre au même rang qu’Isabelle et Mme Weston : le mariage de ces dernières, en les enlevant de Hartfield, avait en effet causé un grand vide, mais elle au contraire ne quitterait pas la maison ; elle continuerait d’y habiter. Il serait beaucoup plus heureux d’avoir M. Knightley toujours à sa portée : est-ce qu’il n’aimait pas beaucoup M. Knightley ? Il ne pouvait le nier. Il pourrait le consulter sur ses affaires à tout instant ; il le trouverait toujours disposé à lui rendre service, à écrire ses lettres et à l’aider de toute façon ». ”
Jane Austen,
Emma
(1815)
“ Que M. Elton soit véritablement amoureux de moi, de moi qui ne le connaissais pas assez à la St.-Michel, pour oser lui parler ! Et lui le plus bel homme qui fût jamais, un homme que tout le monde respecte autant que M. Knightley ! dont la compagnie est si recherchée, que tout le monde dit que s’il prend un repas seul, c’est qu’il le veut bien, et qu’il reçoit plus d’invitations qu’il n’y a de jours dans la semaine, et si grand prédicateur ! Mademoiselle Nash a pris par écrit le texte de tous ses sermons, depuis qu’il est arrivé à Highbury. ”
“ On ne verrait plus M. Knightley venir passer les soirées à Hartfield ; on ne l’y verrait plus entrer à toute heure, à tout moment avec cet air amical, qui annonçait qu’il aurait volontiers abandonné sa maison de Donwell pour celle d’Hartfield ! Comment supporter tout cela ? Et si sa perte était occasionnée par son amour pour Henriette ; s’il trouvait en elle tout ce qu’un homme désire dans une femme ; si toutes ses affections étaient concentrées en elle ; s’il croyait avoir trouvé dans Henriette l’amie, la femme qui seule pouvait le rendre heureux, à qui pouvait-elle s’en prendre ? ”
“ Mon désir est de tenir compte de votre goût dans la mesure du possible. — Je n’en doute pas ; je vous rends justice mon bon ami. Sous des dehors un peu froids, vous cachez un cœur excellent. Je le dis souvent à M. Elton. Croyez-moi, Knightley, je suis très sensible à cette nouvelle marque d’amitié : vous ne pouviez rien imaginer qui me causât plus de plaisir. M. Knightley avait une raison particulière pour ne pas faire servir le déjeuner en plein air : il espérait amener M. Woodhouse à venir à Donwell et il savait, qu’en ce cas, il ne pouvait être question d’un repas dans le jardin. ”
“ — À mon avis, ma chère Emma, M. Knightley me paraît être si préoccupé de ne pas être amoureux de Jane Fairfax que je ne serais pas étonnée si, finalement, il le devenait ! ”
Jane Austen,
Emma
(1815)
“ Avec le temps, sans doute, M. Knightley serait oublié, c’est-à-dire, supplanté ; mais on ne pouvait s’y attendre de sitôt. M. Knightley lui-même ne ferait rien pour accélérer sa guérison. Différent d’Elton, M. Knightley, toujours bon, toujours sensible, ayant des égards pour tout le monde, ne mériterait jamais qu’on l’aimât moins ; et c’était un peu trop attendre, même d’Henriette, qu’elle sentît de l’amour pour quatre hommes dans une année. CHAPITRE L. Il était extrêmement agréable à Emma de trouver qu’Henriette était aussi portée qu’elle à éviter de se trouver ensemble. ”
“ Et d’avoir découvert qu’il avait l’air d’un homme comme il faut ! Une petite parvenue, commune, avec M. E. et son cara sposo, ses ressources personnelles, ses airs et ses prétentions des halles. Elle a eu l’esprit de s’apercevoir que M. Knightley est un homme bien né. Je ne crois pas qu’il lui fasse le même compliment, et qu’il la prenne pour une femme bien née. Je ne l’aurais jamais cru. Et de prétendre qu’elle et moi formions une société musicale ! On croirait que nous sommes intimes. Et madame Weston, elle est surprise que la personne qui m’a élevée ait l’air d’une dame. De pis en pis. ”
“ Mme Elton supporta avec impatience cette nouvelle contrariété. Elle confia son dépit à M. Knightley, qui était venu lui faire une visite précisément le jour de l’accident : — N’est-ce pas vexant, Knightley ? dit-elle. La température est si favorable ! Ces délais sont tout à fait odieux. Avant cette époque, l’année dernière, nous avons déjà fait une délicieuse promenade de Maple Grove à Kings Weston. — Je vous conseille de tenter une excursion à Donwell, reprit M. Knightley, vous n’aurez pas besoin de chevaux. Venez manger mes fraises qui mûrissent rapidement. ”
“ Elle n’aurait pas su dire pourquoi Jane Fairfax ne lui était pas sympathique : M. Knightley lui avait dit une fois que c’était parce qu’elle voyait en Jane la jeune fille véritablement accomplie qu’elle avait l’ambition de paraître ; et bien que cette imputation eût été sur le moment résolument contredite, la conscience d’Emma n’était pas parfaitement tranquille à ce sujet. ”
“ Je connais trop bien M. John Knightley et je suis sûre qu’il sait apprécier la valeur de l’amitié. D’autre part si les lettres ont peu d’intérêt pour vous, ce n’est pas à la différence de nos âges mais bien à celle de nos situations qu’il faut attribuer la divergence de nos opinions ; tous ceux que vous aimez sont continuellement à votre portée ; moi au contraire je serai sans doute appelée à vivre au milieu d’étrangers ; j’ai donc toutes les raisons du monde de supposer que je prendrai longtemps encore, avec plaisir, le chemin du bureau de poste. ”
“ Emma détourna la tête aussitôt et elle demeura immobile, muette, le regard fixe : quelques minutes suffirent pour lui faire connaître le tréfonds de son cœur. La raison de sa souffrance aigüe qu’elle ressentait à la pensée qu’Henriette fût éprise de M. Knightley et peut-être payée de retour, lui fut soudain révélée : c’était elle-même et non une autre que M. Knightley devait épouser ! ”
“ Après quelques instants de silence, Jean Knightley dit : — Je n’ai jamais rencontré de ma vie un homme plus désireux de se faire bien venir que M. Elton ; il apporte à gagner la bonne grâce des dames une application presque pénible. Entre hommes, il peut être raisonnable et simple, mais en présence de personnes du sexe, il se dépense avec excès : chacun des traits de son visage est en mouvement. — Les manières de M. Elton ne sont pas parfaites, reprit Emma, mais lorsque l’intention est droite il convient de passer sur beaucoup de choses. ”
“ Devinez qui est entré dans le salon ? et Emma n’avait pas idée à qui Mme Elton voulait faire allusion. Le ton indiquait une certaine intimité. — Knightley ! continua Mme Elton, Knightley lui-même ! J’ai été d’autant plus heureuse de le rencontrer que je n’étais pas chez moi lors de sa venue à la maison. Je nourrissais un vif désir de faire la connaissance de l’ami intime de M. Elton : j’avais si souvent entendu mentionner « mon ami Knightley » ! Je dois rendre justice à mon « caro sposo », il n’a pas à rougir de son ami ; c’est bien le type de l’homme distingué ; il me plait beaucoup. ”
“ Elle n’avait pas beaucoup de pénétration ni de vivacité d’esprit, et avec cette ressemblance à son père, elle avait encore beaucoup de son tempérament ; sa santé était délicate ; trop soigneuse de celle de ses enfans, elle était craintive et sujette aux maux de nerfs, et aussi partiale à un M. Wingfield, a Londres, que son père l’était à M. Perry. Elle lui ressemblait aussi en bienveillance générale, et avait comme lui beaucoup d’égards pour ses anciennes connaissances. M. Jean Knightley était grand, avait l’air d’un homme bien né, était très-instruit ”
“ Il venait de dîner chez lui, et se rendit le plus promptement possible à Hartfield. Personne ne fut surpris de son arrivée : on l’attendait. M. Woodhouse était presqu’aussi content de le voir après dîner, qu’il aurait été fâché de le voir avant. Jean Knightley seul était pétrifié de surprise qu’un homme qui eût pu passer la soirée tranquillement à la maison, après avoir passé une journée à Londres, occupé à des affaires, fasse un demi-mille à pied pour se rendre dans une maison étrangère, exprès pour se mêler en compagnie mixte jusqu’à l’heure de son coucher ”
“ Sa tête se trouvait on ne peut mieux posée : c’est bien lui. Je suis très-contente de mon petit Georges. C’est une bonne chose que le coin d’un sofa. Voilà enfin mon dernier, il représente un monsieur d’une moyenne stature, en pied. Mon dernier est mon meilleur. Mon frère, M. Jean Knightley. Il était presque fini, lorsque je le mis de côté par boutade, et fis vœu de laisser là la peinture. Je ne pus m’empêcher de me mettre en colère ; car après toutes les peines que j’avais prises, et avoir véritablement obtenu une parfaite ressemblance (madame Weston le pensait comme moi) . ”
“ En même temps, personne ne doit s’étonner de ce que M. Elton ait aspiré... Mademoiselle Woodhouse a la bonté de me laisser babiller ; elle sait que je ne voudrais pas pour tout l’or du monde offenser qui que ce soit. Comment se porte mademoiselle Smith ? Elle paraît, tout à fait guérie. Avez-vous reçu des nouvelles de madame Knightley dernièrement ? Oh ! ces charmans enfans ! Jeanne, savez-vous bien que je m’imagine toujours que M. Dixon ressemble à M. Jean Knightley ? J’entends au physique, grand, et avec son regard, et qu’il parle peu. ”
“ Une visite de félicitation, vous savez, est indispensable. Il m’a promis de venir aussitôt qu’il pourrait se dégager de Knightley ; mais ils sont renfermés pour se consulter ensemble. M. E. est le bras droit de Knightley. Emma eut bien de la peine à s’empêcher de rire, et dit : « Si M. Elton s’est rendu à pied à Donwell, il aura eu bien chaud. » « Oh ! non, ils doivent s’assembler à la Couronne ; Weston et Cole y seront : on ne parle que des principaux. Je m’imagine que M. E. et Knightley font tout ce qu’ils veulent. » ”
Jean Hess,
La Catastrophe de la Martinique
(1902)
“ Ainsi, M. Knight, élu de la majorité de couleur, a intérêt à présenter ses électeurs comme des gens d’une humanité supérieure. Il a toujours été très ennuyé quand je lui ai parlé des pillages, quand je lui ai parlé des répartitions de secours, etc... Les paniques il ne s’en souvient pas non plus. Il ne sait plus qu’une chose. C’est qu’il est le sénateur d’une population héroïque... et même si on le pousse un peu, sans réticence il vous conte aimablement qu’il a, comme les autres d’ailleurs, accompli quelques actions héroïques. ”
“ Que c’était bien fait à lui, s’écria la bonne madame Knightley, je ne doute pas qu’il ne soit un très-aimable jeune homme ; mais qu’il est dur qu’il ne demeure pas dans la maison de son père ! Il n’y a rien au monde de plus choquant que de voir un enfant enlevé à ses parens et à la maison paternelle ! ”
Daniel Boone, Histoire de Kentucke , nouvelle colonie à l'ouest de la Virginie… (1785)
“ Le vieux Chelicothe est bâti comme les Postes ou Forts de Kentucke, dont la forme est un parallélogramme, ou quarré long ; & quelques-unes de ses maisons sont couvertes de bardeaux. Un long bâtiment, qui sert aux Assemblées, s'étend dans toute la longueur de la Ville : c'est là que le Roi & les Chefs de la Nation s'assemblent fréquemment, & délibèrent sur toutes les affaires importantes, civiles ou militaires. ”
“ « Qu’il espérait que l’orgueil de la jeune dame serait satisfait. » Elle avait toujours eu l’intention d’attraper Knightley. Et quant à habiter Hartfield, il eut l’impudence de dire : « J’aime mieux que ce soit lui que moi. » Mais madame Elton en fut tout-à-coup choquée. « Pauvre Knightley ! Il a fait là une mauvaise affaire. » Elle le plaignit beaucoup ; car quoiqu’il fût un peu fantasque, il avait mille bonnes qualités. Comment avait-il pu se laisser tromper de la sorte ? Il n’est certainement pas amoureux d’elle, pas du tout. Pauvre Knightley ! ”
“ Mme Jean Knightley était une jolie et élégante petite femme, passionnément attachée à son foyer et à sa famille, une épouse dévouée, une mère aimante, et son affection pour son père et sa sœur était extrême. Jamais elle ne trouvait rien à reprendre chez aucun de ceux qu’elle aimait. ”
René de Pont-Jest,
Le Fire-Fly
“ Qu’allions-nous devenir ? Pour moi, rester quelques jours de plus à Ceylan, cela m’était fort égal ; mais sir John était appelé, à Calcutta par de sérieux intérêts qu’une trop longue absence pouvait compromettre. Aussi, criant à nos hommes de le rejoindre à King’s-hotel, et me faisant signe, à moi, de le suivre, se mit-il à descendre la côte au grand galop, impatient d’être promptement fixé sur le sort de notre bâtiment. ”
E.-D. Forgues,
Revue des Deux Mondes
“ Queechy est le nom d’un domaine où nous sommes transportés dès les premières scènes du roman. M. Carleton, nobleman anglais, dans une tournée qu’il fait aux États-Unis, est amené par un jeune officier américain, à la suite d’une partie de chasse, chez le grand-oncle de ce compagnon de plaisir. Ils y reçoivent une cordiale hospitalité, bien que le vieillard qui la leur offre soit depuis longtemps dans une position de fortune très embarrassée. ”
