“ Je connais trop bien M. John Knightley et je suis sûre qu’il sait apprécier la valeur de l’amitié. D’autre part si les lettres ont peu d’intérêt pour vous, ce n’est pas à la différence de nos âges mais bien à celle de nos situations qu’il faut attribuer la divergence de nos opinions ; tous ceux que vous aimez sont continuellement à votre portée ; moi au contraire je serai sans doute appelée à vivre au milieu d’étrangers ; j’ai donc toutes les raisons du monde de supposer que je prendrai longtemps encore, avec plaisir, le chemin du bureau de poste. ”
Mr. John Knightley
Définition et enjeux
Le thème de “Mr. John Knightley” a été abordé par des auteurs tels que Jane Austen, René Quingey, Kate Rague, René de Pont-Jest ou Jack London. Il est souvent associé à des termes comme M, la prison, Quentin, Emma ou saint.
Citations sur “Mr. John Knightley”
“ Elle s’était trompée de toute façon ; elle avait causé le malheur d’Henriette, son propre malheur et, elle commençait à le craindre, celui de M. Knightley. De ce côté pourtant, elle conservait de l’espoir ; l’affection de M. Knightley pouvait très bien n’exister que dans l’imagination d’Henriette. M. Knightley et Henriette Smith ! En comparaison l’attachement de Frank Churchill et de Jane Fairfax paraissait tout naturel. Elle prévoyait l’indignation de M. John Knightley et le blâme général que ce mariage rencontrerait. ”
“ M. Knightley, homme de sens, d’environ trente-sept à trente-huit ans, était non-seulement un ancien et intime ami de la maison, mais encore était allié à la famille, en qualité de frère aîné du mari d’Isabelle. Il habitait à un mille d’Highbury , faisait des visites fréquentes à Hartfield, où il était toujours bien venu, et ce jour-là encore plus que de coutume, parce qu’il revenait de Londres où il avait vu ses amis et ceux de la famille. ”
“ C’est très-probable, dit Emma, rien de plus probable ! personne n’est plus capable d’agir ainsi que M. Knightley, plus porté à faire une action véritablement utile, qui prouve la bienveillance et le bon naturel. Il n’est pas galant, mais il est très-humain, et la mauvaise santé de Jeanne Fairfax lui aura suggéré que de l’envoyer chercher et de la renvoyer en voiture était une action humaine. Pour un acte de bonté, sans ostentation, pour un service essentiel, je ne compterai sur qui que ce soit comme sur M. Knightley ”
“ « Certainement, il ne ressemble pas à M. Knightley, il n’a pas la prestance et la manière de marcher de M. Knightley. Je n’ai pas de peine à m’apercevoir de la différence qui existe entre eux. Mais M. Knightley est un homme si accompli ! » ”
“ Elle n’avait pas beaucoup de pénétration ni de vivacité d’esprit, et avec cette ressemblance à son père, elle avait encore beaucoup de son tempérament ; sa santé était délicate ; trop soigneuse de celle de ses enfans, elle était craintive et sujette aux maux de nerfs, et aussi partiale à un M. Wingfield, a Londres, que son père l’était à M. Perry. Elle lui ressemblait aussi en bienveillance générale, et avait comme lui beaucoup d’égards pour ses anciennes connaissances. M. Jean Knightley était grand, avait l’air d’un homme bien né, était très-instruit ”
“ Une dame Knightley, à qui tout le monde serait obligé de donner le pas ! Non, M. Knightley ne doit jamais se marier. Il faut que le petit Henri hérite de Donwell. Un moment après, M. Knightley se retourna, et la voyant seule, vint s’asseoir à côté d’elle. Ils ne s’entretinrent d’abord que du jeu et du chant qu’ils venaient d’entendre : il en parla avec admiration, mais non pas avec cette vive chaleur qui avait frappé madame Weston. Pour l’éprouver, elle commença par le louer de sa bonté d’envoyer sa voiture chercher mademoiselle Bates et sa nièce ”
“ « Il ne fallait pas la mettre au même rang qu’Isabelle et Mme Weston : le mariage de ces dernières, en les enlevant de Hartfield, avait en effet causé un grand vide, mais elle au contraire ne quitterait pas la maison ; elle continuerait d’y habiter. Il serait beaucoup plus heureux d’avoir M. Knightley toujours à sa portée : est-ce qu’il n’aimait pas beaucoup M. Knightley ? Il ne pouvait le nier. Il pourrait le consulter sur ses affaires à tout instant ; il le trouverait toujours disposé à lui rendre service, à écrire ses lettres et à l’aider de toute façon ». ”
“ Mme Jean Knightley était une jolie et élégante petite femme, passionnément attachée à son foyer et à sa famille, une épouse dévouée, une mère aimante, et son affection pour son père et sa sœur était extrême. Jamais elle ne trouvait rien à reprendre chez aucun de ceux qu’elle aimait. ”
“ Sa tête se trouvait on ne peut mieux posée : c’est bien lui. Je suis très-contente de mon petit Georges. C’est une bonne chose que le coin d’un sofa. Voilà enfin mon dernier, il représente un monsieur d’une moyenne stature, en pied. Mon dernier est mon meilleur. Mon frère, M. Jean Knightley. Il était presque fini, lorsque je le mis de côté par boutade, et fis vœu de laisser là la peinture. Je ne pus m’empêcher de me mettre en colère ; car après toutes les peines que j’avais prises, et avoir véritablement obtenu une parfaite ressemblance (madame Weston le pensait comme moi) . ”
“ Que c’était bien fait à lui, s’écria la bonne madame Knightley, je ne doute pas qu’il ne soit un très-aimable jeune homme ; mais qu’il est dur qu’il ne demeure pas dans la maison de son père ! Il n’y a rien au monde de plus choquant que de voir un enfant enlevé à ses parens et à la maison paternelle ! ”
“ M. Knightley qui n’avait rien de cérémonieux en lui, formait un contraste parfait, par ses réponses courtes et décidées, aux longues apologies et aux doutes civils de M. Woodhouse. « Fort bien, M. Knightley, si vous voulez bien me le permettre, si vous me pardonnez mon impolitesse, je suivrai le conseil d’Emma, et me promènerai pendant un quart d’heure. Comme il fait soleil, je crois que je ferai bien de faire mes trois tours de promenade, tandis que je le puis. Je vous traite sans cérémonie, M. Knightley. Nous autres invalides nous sommes privilégiés. » ”
“ « Qu’il espérait que l’orgueil de la jeune dame serait satisfait. » Elle avait toujours eu l’intention d’attraper Knightley. Et quant à habiter Hartfield, il eut l’impudence de dire : « J’aime mieux que ce soit lui que moi. » Mais madame Elton en fut tout-à-coup choquée. « Pauvre Knightley ! Il a fait là une mauvaise affaire. » Elle le plaignit beaucoup ; car quoiqu’il fût un peu fantasque, il avait mille bonnes qualités. Comment avait-il pu se laisser tromper de la sorte ? Il n’est certainement pas amoureux d’elle, pas du tout. Pauvre Knightley ! ”
“ Il venait de dîner chez lui, et se rendit le plus promptement possible à Hartfield. Personne ne fut surpris de son arrivée : on l’attendait. M. Woodhouse était presqu’aussi content de le voir après dîner, qu’il aurait été fâché de le voir avant. Jean Knightley seul était pétrifié de surprise qu’un homme qui eût pu passer la soirée tranquillement à la maison, après avoir passé une journée à Londres, occupé à des affaires, fasse un demi-mille à pied pour se rendre dans une maison étrangère, exprès pour se mêler en compagnie mixte jusqu’à l’heure de son coucher ”
“ Et d’avoir découvert qu’il avait l’air d’un homme comme il faut ! Une petite parvenue, commune, avec M. E. et son cara sposo, ses ressources personnelles, ses airs et ses prétentions des halles. Elle a eu l’esprit de s’apercevoir que M. Knightley est un homme bien né. Je ne crois pas qu’il lui fasse le même compliment, et qu’il la prenne pour une femme bien née. Je ne l’aurais jamais cru. Et de prétendre qu’elle et moi formions une société musicale ! On croirait que nous sommes intimes. Et madame Weston, elle est surprise que la personne qui m’a élevée ait l’air d’une dame. De pis en pis. ”
“ Mon désir est de tenir compte de votre goût dans la mesure du possible. — Je n’en doute pas ; je vous rends justice mon bon ami. Sous des dehors un peu froids, vous cachez un cœur excellent. Je le dis souvent à M. Elton. Croyez-moi, Knightley, je suis très sensible à cette nouvelle marque d’amitié : vous ne pouviez rien imaginer qui me causât plus de plaisir. M. Knightley avait une raison particulière pour ne pas faire servir le déjeuner en plein air : il espérait amener M. Woodhouse à venir à Donwell et il savait, qu’en ce cas, il ne pouvait être question d’un repas dans le jardin. ”
“ Elle fut cependant forcée d’y penser, et à la différence que cela ferait pour ce pauvre petit garçon. Elle ne fit qu’en rire, et s’amusa beaucoup à découvrir que la violente aversion qu’elle avait de voir M. Knightley épouser mademoiselle Fairfax, ou toute autre, était la cause de la tendre sollicitude de la sœur d’Isabelle et de la tante d’Henri. Plus elle songeait au plan de M. Knightley, de se marier, et de venir demeurer à Hartfield, plus ce projet lui plaisait. Le malaise de son père diminuait, et son propre bonheur augmentait. Le bien l’emportait de beaucoup sur le mal. ”
“ Mme Elton supporta avec impatience cette nouvelle contrariété. Elle confia son dépit à M. Knightley, qui était venu lui faire une visite précisément le jour de l’accident : — N’est-ce pas vexant, Knightley ? dit-elle. La température est si favorable ! Ces délais sont tout à fait odieux. Avant cette époque, l’année dernière, nous avons déjà fait une délicieuse promenade de Maple Grove à Kings Weston. — Je vous conseille de tenter une excursion à Donwell, reprit M. Knightley, vous n’aurez pas besoin de chevaux. Venez manger mes fraises qui mûrissent rapidement. ”
“ Emma Woodhouse,la plus riche héritière de Highbury, a été, toute jeune, maîtresse de maison, par suite du décès de sa mère, du mariage de sa sœur aînée et de l’état de santé de son père. Admirée et gâtée par son entourage, elle a une haute opinion d’elle-même, et n’admet ni la critique ni l’opposition. Seul, Mr. Knightley, un vieux garçon de trente-six ans, dont le frère a épousé la sœur aînée d’Emma, ose quelquefois ne pas être de son avis. ”
“ M. Knightley sentait croître chaque jour l’antipathie qu’il avait éprouvée dès le début pour Frank Churchill ; il s’était toujours méfié de lui et, à force de l’observer, il pensait avoir acquis les preuves de la duplicité du jeune homme. Emma était l’objet apparent de ses attentions ; tout le proclamait : sa propre conduite, les allusions de son père et le silence discret de sa belle-mère, mais M. Knightley le soupçonnait, au contraire, de s’occuper particulièrement de Jane Fairfax. ”
René de Pont-Jest,
Le Fire-Fly
“ Qu’allions-nous devenir ? Pour moi, rester quelques jours de plus à Ceylan, cela m’était fort égal ; mais sir John était appelé, à Calcutta par de sérieux intérêts qu’une trop longue absence pouvait compromettre. Aussi, criant à nos hommes de le rejoindre à King’s-hotel, et me faisant signe, à moi, de le suivre, se mit-il à descendre la côte au grand galop, impatient d’être promptement fixé sur le sort de notre bâtiment. ”
“ Certainement, c’était très-vrai, M. Knightley ne pouvait pas venir trop souvent, il était bien charmé de le voir à tous momens ; mais dans leur état présent, il venait tous les jours. Pourquoi ne continueraient-ils pas à vivre comme à l’ordinaire ? Il fallut du temps à M. Woodhouse pour se réconcilier à l’idée de ce mariage ; mais le plus fort était fait : le temps ferait le reste. M. Knightley vint remplacer Emma ”
Jane Austen,
Emma
(1815)
“ Emma la prit avec vivacité, impatiente de voir ce qu’il en pensait, et ne fit pas seulement attention à l’oubli dont il s’était rendu coupable envers son amie. « Jean, comme un bon frère, se réjouit de mon bonheur, continua M. Knightley : il n’est pas complimenteur ; et quoique je sache qu’il a pour vous une affection vraiment fraternelle, il est si loin de chanter vos louanges, qu’une autre jeune personne que vous pourrait le soupçonner de froideur à son égard. Mais je ne crains pas, malgré cela, de vous montrer ce qu’il écrit. » ”
“ Dans l’espoir de distraire son père et de lui faire oublier le départ précipité de M. Knightley, Emma s’empressa de donner la nouvelle concernant Jane Fairfax : la diversion eut un plein succès ; M. Woodhouse fut intéressé sans être agité : il était accoutumé depuis longtemps à l’idée de voir Mlle Fairfax s’engager comme gouvernante et il pouvait parler de cet exil avec sérénité, tandis que le départ inopiné de M. Knightley pour Londres lui avait porté un coup sensible. ”
“ L’amitié que je porte à monsieur et à madame Weston, m’engage à avoir de grands préjugés en sa faveur. » « C’est une personne dont je ne m’occuperai jamais, dit M. Knightley avec humeur, ce qui fit qu’Emma parla d’autre chose, quoiqu’elle ne comprît pas bien pourquoi il était fâché. » Haïr un jeune homme ? parce qu’il ne pensait pas comme lui, n’était pas digne des idées libérales qu’elle avait toujours reconnues en lui ; car malgré la haute opinion qu’il avait de lui-même, et qu’elle lui avait souvent reprochée, elle ne l’avait jamais cru capable de méconnaître le mérite d’autrui. ”
“ Non, Emma, votre jeune homme peut être aimable et expert dans l’art de se faire bien venir, mais il manque absolument de délicatesse de sentiment et n’a rien de ce qu’il faut pour inspirer de l’affection. — Vous semblez être prévenu contre lui et résolu à le mal juger. — En aucune façon, reprit M. Knightley d’un air mécontent ; j’aurais été disposé à reconnaître ses mérites comme ceux de quiconque ; mais jusqu’à présent je n’ai entendu parler que de ses qualités physiques ; il est grand et beau garçon et sa tournure est élégante. ”
“ Emma voyant son anxiété, et voulant l’appaiser au moins quant à présent, dit avec une sincérité qu’on ne pouvait révoquer en doute. « C’est une personne si élégante, qu’il est impossible d’ôter les yeux de dessus elle. Je suis toujours occupée à la regarder pour l’admirer, et je la plains de tout mon cœur. » M. Knightley dut être plus satisfait qu’il n’avait envie de le paraître ”
“ On passe à M. Knightley ses manières décidées et son ton impératif ; sa figure, son regard, le rang qu’il occupe, semblent le lui permettre ; mais si un jeune homme s’avisait de l’imiter, il se rendrait insupportable. Je crois qu’un jeune homme, au contraire, pourrait fort bien prendre M. Elton pour modèle. M. Elton a l’humeur douce, est gai, obligeant et bien né. Il me semble que depuis quelque temps sa douceur naturelle s’est encore augmentée. Je croirais qu’il a l’intention de gagner les bonnes grâces de l’une de nous deux, Henriette, par cette douceur additionnelle. ”
H. Emile Chevalier, La fille du pirate
“ C'était en 18...—Dix et dix font vingt, ton raisonnement me semble juste, répondit l'Irlandais.—Très-juste, appuya l'Cageux. Oui; c'est bien ça, dix et dix font vingt, je suis venu au Canada au 18... Mais qu'a donc John, avec son brûle-gueule?—Mon brûle-gueule! il ne veut pas fumer, le brigand! croiriez vous ça?—Eh! par l'ancre de miséricorde, emplis-le de tabac et ne t'échiné pas à aspirer de l'air échauffé.—Mais....—Mais, imbécile, ne t'aperçois-tu pas que le fourneau de ta pipe est, en ce moment, aussi vide que ta poche!—Tiens, c'est ma foi vrai, dit John après s'être assuré du fait. ”
Jane Austen,
Emma
(1815)
“ « Il vous paraît dur, dit Emma, parce que vous êtes si doux ; mais si vous le compariez à d’autres pères, vous ne le croiriez pas dur. Il désire que les garçons soient actifs et hardis ; et lorsqu’ils se conduisent mal, il leur parle un peu durement de temps en temps ; mais c’est un père très-affectionné. Certainement M. Jean Knightley est un père tendre, tous ses enfans l’aiment beaucoup. » « Puis vient leur oncle qui les fait sauter jusqu’au plancher de la manière la plus terrible. » ”
