Raskol

Définition et enjeux

Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  La Russie et les Russes

“ Il n’en est point du schisme russe comme de la plupart des religions établies, la valeur ou l’influence n’en saurait être mesurée à un chiffre. Le raskol n’existe pas seulement à l’état d’église, de confession adoptée par tant ou tant de millions d’hommes ; c’est souvent une simple tendance, comme une pente vers laquelle inclinent beaucoup d’hommes demeurés dans l’orthodoxie officielle. La force du raskol est peut-être moins dans les adeptes qui le professent obstinément que dans les masses qui sympathisent sourdement avec lui. ”
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Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  L’Empire des tsars et les Russes

“ Tel est le dernier terme du raskol. Après avoir, durant plus de deux siècles, poussé des branches en tout sens, cet arbre touffu, qui a ses racines dans la superstition, a pour dernier fruit le rationalisme ; sur cette tige arrosée du sang des martyrs, la fleur suprême est le déisme. Si peu de sans-prêtres vont aussi loin que les non-priants, beaucoup en religion inclinent également à une sorte de radicalisme. ”
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Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu,  L’Empire des tsars et les Russes

“ Aussi, pour autoriser la libre profession du raskol, le gouvernement semble-t-il attendre que la grande majorité de la nation soit retenue dans l’orthodoxie par l’instruction ou par l’indifférence.
Le schisme est loin d’être également réparti entre les différentes contrées et les différentes races de l’empire. C’est chez les populations les plus énergiques et les plus foncièrement russes, que se rencontre surtout le raskol, chez le paysan du nord, l’ancien colon de Novgorod et chez le mineur de l’Oural, chez les pionniers de la Sibérie et chez les Cosaques du sud-est.
”
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