Adolphe Henry

Élements biographiques

Adolphe Henry Souvenirs et impressions de Madagascar… (1901)

Du col de Kiangara aux Ambohimena s'étend un immense plateau, une plaine verdoyante coupée par de nombreuses rizières et traversée de l'est à l'ouest par la rivière de Manankazo; cette plaine est encore plus large et plus fertile que celle d'Andriba. Au sud, masquant l'horizon , se dresse la grande chaîne des Ambohimena qui court de l'est à l'ouest et dont l'altitude est d'environ 1450 mètres. Ce soulèvement rocheux aux pentes raides, aux flancs coupés de ravins et de gorges, large crête de pierre, crachement volcanique fait de montagnes heurtées, est d'une
imposante grandeur.
Source : Gallica

Adolphe Henry Souvenirs et impressions de Madagascar… (1901)

Du sable, toujours du sable. plaine sans fin à laquelle les rayons aveuglants d'un soleil de feu donnent des reflets de fournaise.
Le bateau, à vitesse réduite, glisse au milieu de ce désert, sans bruit d'hélice, dans un silence de mort.
Ce paysage sans joie influe sur notre esprit; les conversations se font rares, les mots s'arrêtent au seuil des lèvres sèches ; les bruits
s'amortissent, s'éteignent, se meurent, et le silence éternel, l'immense et profond silence du désert, demeure seul, nous enveloppant de son lourd linceul gris.
Source : Gallica

Adolphe Henry Souvenirs et impressions de Madagascar… (1901)

La nuit est tranquille ; pas un coup de fusil.
C'est décidément charmant de faire la guerre avec ces aimables lambas blancs. Il leur était pourtant facile de venir, deux ou trois heures avant le lever du jour, par groupes éloignés les uns des autres, et de tirer des feux de salve sur nos bivouacs; tout le monde, aurait été sur pied ; il en serait résullé, surtout si
près de Tananarive, une alerte sérieuse et, nos hommes ne pouvant se reposer la nuit, la moitié de la colonne volante n'aurait pas tardé à être sur le flanc.
Source : Gallica

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