B. Fauvel

Élements biographiques

B. Fauvel De l'hypothèque légale de la femme sur les immeubles de la communauté… (1896)

La crainte de voir les droits réels consentis par un héritier sur un immeuble indivis, être résolus par l'effet d'un partage, n'est point de nature à rassurer les tiers, et à les amener à accepter en garantie la constitution de droits aussi fragiles.
La communauté crée bien, elle aussi, une indivision entre les époux, mais c'est une indivision voulue et favorisée par la loi qui la suppose de plein droit, à défaut de conventions contraires exprimées par les conjoints dans un contrat de mariage.
Source : Gallica

B. Fauvel De l'hypothèque légale de la femme sur les immeubles de la communauté… (1896)

Si la femme ratifie les actes du mari ayant engagé la communauté, et se rend garante de leur exécution, les créanciers chirographaires, comme les autres, ont le droit d'invoquer la ratification et le recours en garantie. Il n'apparaît pas que l'on puisse ainsi séparer les droits réels des droits personnels. Et le fait par la jurisprudence de laisser à la femme le bénéfice de son hypothèque légale, à l'encontre des créanciers chirographaires, paraît être un argument bien puissant contre son système.
Source : Gallica

B. Fauvel De l'hypothèque légale de la femme sur les immeubles de la communauté… (1896)

Le plus généralement, l'union d'intérêts qu'engendre nécessairement l'union des existences fait qu'indépendamment de leurs patrimoines propres, les conjoints possèdent un patrimoine commun. Les économies réalisées au cours du mariage ne seront plus la propriété d'un seul, mais pourront faire, à un moment donné, l'objet d'un partage entre le mari et la femme. Il en sera ainsi sous le régime de la communauté tel qu'il
est établi par notre Code civil ou modifié par les conventions des parties, et sous tout autre régime auquel aura été adjointe une société d'acquêts.
Source : Gallica

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