Barão de Antônio Luiz von Hoonholtz Teffé

Élements biographiques

Barão de Antônio Luiz von Hoonholtz Teffé Un explorateur brésilien (1889)

Les hommes d’action ne s’étonnent pas assez de ce qu’ils ont accompli, de ce qu’ils ont souffert. Leur héroïsme a trop peu connu l’émotion. Ils ne nous lèguent pas de tableaux, parce que leur imagination ne s’en est jamais fait. Le danger leur paraît tout simple. Il faut nous résigner et nous accoutumer à leur humeur. D’autres viendront qui se mettront à leur place, qui trembleront pour eux et qui nous feront trembler à notre tour. «Si tu veux me faire pleurer, commence par verser des larmes!» Le baron de Teffé a beaucoup agi, il a oublié de pleurer.
Source : Gutenberg

Barão de Antônio Luiz von Hoonholtz Teffé Un explorateur brésilien (1889)

La forêt a partout le caractère et l’aspect du grand bois; dans le haut du fleuve, elle se compose{40} d’arbres très élevés, au tronc lisse comme celui des platanes, mais d’une rigidité remarquable, balançant leur sommet touffu au-dessus d’un sol entièrement constitué par un humus noirâtre, mais absolument propre, comme s’il eût été nettoyé au balai. L’igapo ou gapo, la forêt marécageuse des sources, n’est qu’une haute futaie se dressant dans un terrain tourbeux.
Source : Gutenberg

Barão de Antônio Luiz von Hoonholtz Teffé Un explorateur brésilien (1889)

Le Javary, dernier affluent de l’Amazone brésilien, fleuve aux eaux blanches, reçoit quantité d’igarapés affluents dont les eaux sont noires. Son long cours est sur toute sa longueur, comme celui du Purus, entièrement libre; nulle part on ne voit les roches l’accidenter, former des sauts, des chutes ou des rapides; si parfois, comme il arriva constamment à la commission, l’eau apparaît bouillonnante, c’est que des troncs d’arbres déracinés par les crues, ou jetés en guise de pont par les Indiens, obstruent passagèrement son lit.
Source : Gutenberg

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