Georges Lecocq

Élements biographiques

Georges Lecocq Histoire du théâtre en Picardie… (1880)

Or il y a longtemps que le théâtre existe à Amiens, théâtre auquel rien ne manque, décors, mise en scène, riches costumes, bruyantes et brillantes annonces, c'est celui des mystères sur lequel nous nous sommes déjà expliqué dans la première partie de ce travail. Il n'est pas exact non plus de dire que l'étranger est plus hardi que le citadin et que celui-ci hésite sous l'oeil de l'administration, puis que nous avons vu avec Dom Grenier les bourgeois d'Amiens dispensés du contrôle de la censure qui pèse sur les étrangers et devant laquelle ils n'auront à s'incliner que plus tard.
Source : Gallica

Georges Lecocq Notes et documents sur Fouquier-Tinville… (1885)

C'est précisément la réponse de Fouquier. La postérité ne l'admettant pas pour ce dernier, ne saurait l'admettre pour l'autre.
En se constituant prisonnier, -Fouquier-Tinville ne se faisait aucune illusion. Une seule chose le préoccupe : l'accueil fait dans l'avenir à sa mémoire ; dans le présent, il se sait exécré et perdu.
Aussi dit-il : « Ce qui était vertu il y a six mois et un an, est aujourd'hui crime irrémissible. Je me défendrai en homme innocent que je suis. Mon inquiétude, c'est d'être sacrifié, non jugé. »
Source : Gallica

Georges Lecocq Notes et documents sur Fouquier-Tinville… (1885)

Quelle cruelle position que celle de juges, aujourd'hui surtout que le greffier serait le souverain d'un tribunal qui n'aurait pas eu la faculté de le choisir, puisque, comme lui, il est nommé par la Convention ; que celle d'être à la discrétion d'un homme que l'on ne connaît pas ou que l'on connaît trop, mais que l'on n'est ni le maître de changer, ni de donner sa propre démission!
La loi qui veut, à peine de nullité des jugements, la signature du président et du greffier n'est pas rapportée pour le
tribunal révolutionnaire.
Source : Gallica

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