Résumé

Georges Lecocq Histoire du théâtre en Picardie… (1880)

Or il y a longtemps que le théâtre existe à Amiens, théâtre auquel rien ne manque, décors, mise en scène, riches costumes, bruyantes et brillantes annonces, c'est celui des mystères sur lequel nous nous sommes déjà expliqué dans la première partie de ce travail. Il n'est pas exact non plus de dire que l'étranger est plus hardi que le citadin et que celui-ci hésite sous l'oeil de l'administration, puis que nous avons vu avec Dom Grenier les bourgeois d'Amiens dispensés du contrôle de la censure qui pèse sur les étrangers et devant laquelle ils n'auront à s'incliner que plus tard.
Source : Gallica

Georges Lecocq Histoire du théâtre en Picardie… (1880)

Nous sommes à la seconde journée de ce drame où l'histoire de Judas forme un cligne pendant à celle d'Hérode. « Parallèlement à ces deux sombres légendes se développe celle de Marie Madeleine qui repose agréablement l'esprit. On voit déjà dans cette poétique primitive que l'auteur connaît la puissance des contrastes. Dès la troisième scène de cette seconde journée du mystère de la Passion, on passe de l'évocation du diable renfermé dans le corps de la Chananéenne aux délices du boudoir de la belle Marie de Magdala (1) . » Celle-ci est belle, jeune, riche; elle veut profiter de ces avantages.
Source : Gallica

Georges Lecocq Histoire du théâtre en Picardie… (1880)

La complexité mystique de ce caractère de Vierge-Mère, de ce coeur qui dans le même être aime son fils et vénère son Dieu, de cette âme qui, tout éclairée des presciences de la gloire future, n'en est pas moins meurtrie par les angoisses de la douleur présente, cette complexité qu'il est impossible de saisir et de représenter réellement, Arnoul Greban a eu le mérite de l'imaginer et parfois, si nous ne nous trompons, de l'indiquer avec un certain succès. Marie est la figure la plus pure et en même temps la plus vivante de son oeuvre (1) .
Source : Gallica

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