Jean-Baptiste-Antide Fevret Fontette

Élements biographiques

Jean-Baptiste-Antide Fevret Fontette La Chalotais et le duc d'Aiguillon… (1893)

Elles sont fortes, et telles qu'il les fallait dans le moment pour abattre l'audace du bastion et relever le courage abattu des quatre-vingt-trois. Les réponses des princes, tout inintelligibles qu'elles étaient, avaient produit cet effet que les factieux s'enorgueillissaient, et comptaient suivre cette correspondance, et que les bien intentionnés se regardaient comme inculpés d'avoir empêché, par leur protestation, que le recours de l'ordre n'eût quelque succès sur le fond d'une affaire, c'est-à-dire du retour du parlement, auquel il ne leur paraissait pas honnête de s'opposer.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Antide Fevret Fontette La Chalotais et le duc d'Aiguillon… (1893)

Voilà pour l'homme vindicatif et haineux qui sacrifie toute justice à l'intérêt de ses vengeances. Quant au commissaire, tenant la place du roi dans une assemblée d'états convoquée au moment même où La Chalotais part pour l'exil, il est traité couramment d'ennemi de la noblesse. Il veut détruire les franchises des grands. Il est aussi l'ennemi de la province, puisqu'il s'en prend à ses vieux privilèges. Sans cesse il se préoccupe d'amener les Bretons à supporter de nouvelles charges ; et le génie fiscal de la monarchie trouve en lui un de ses hardis représentants.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Antide Fevret Fontette La Chalotais et le duc d'Aiguillon… (1893)

Pour M. de La Noue, le gouvernement a peur du parlement de Paris, qui naturellement prend le parti de La Chalotais ; et le parlement de Bretagne a peur de La Chalotais lui-même. C'est en vain que - M. de La Noue témoigne son mépris à certains juges ; il les voit, dit-il, « plus honteux que des chiens à qui on a coupe « la queue » ; ils n'osent lever les yeux, ni parler ; mais ils n'en restent pas moins entêtés dans leur inaction.
Source : Gallica

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