Joseph-Émile Fidao-Justiniani

Élements biographiques

Joseph-Émile Fidao-Justiniani,  Revue des Deux Mondes

“ Il suffit de rentrer en soi-même pour sentir ce qui se retrouve en grand dans l’humanité à toutes les époques, l’œuvre simultanée et indécomposable de la raison et de la foi. »
Lorsque Leroux reprochait à Victor Cousin de n’être qu’un « critique, » peut-être lui faisait-il trop d’honneur : mais il voulait dire par laque la vie, en son fond dernier, échappait à l’analyse, et qu’on la pouvait formuler ou traduire en symboles, mais qu’elle ne se révélait à nous que par un acte sui generis, dont tout notre être, à la fois esprit et corps, pensée et sentiment, faisait indivisiblement la dépense.
”
Source : Wikisource

Joseph-Émile Fidao-Justiniani,  Richelieu, précepteur de la nation française… (1936)

“ Ni Richelieu, ni Louis XIV, ni Malherbe, ni Bossuet, ne sont aimés en France; tandis qu'on y aime Henri IV, qui avait le tempérament gaulois; et l'on y aime Fénelon, pour faire pièce à Louis le Grand et à l'Aigle de Meaux, qu'on n'aime pas, et parce qu'aussi bien Fénelon était un Gaulois de marque, et le moins classique, avec Saint-Simon, des génies de son temps. Devant la force pure, ou la force absolue, le Français se sent menacé dans son âme et dans ses franchises; aussi ne l'aime-t-il non plus chez lui, que dans les pays étrangers. ”
Source : Gallica

Joseph-Émile Fidao-Justiniani,  Richelieu, précepteur de la nation française… (1936)

“ Le vieil esprit gaulois est frappé, depuis trois cents ans, d'une terrible suspicion, dont il ne semble pas qu'il se puisse un jour relever; et il n'est Gaulois, désormais, qui ne traîne après soi, si l'on peut dire, la dépouille du cardinal. Si l'Aigle est mort, une parcelle de son âme, et quelque chose de son air, sont demeurés à nos Français; et la France soutient, jusque dans ses écarts, son caractère, — acquis à si haut prix, — de nation majeure. L'ombre de l'Eminentissime habite nos conseils, et constamment les garde des partis extrêmes, ou des expédients mortels. ”
Source : Gallica

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