Mór Jókai

Élements biographiques

Portrait de Mór Jókai Mór Jókai,  Les fils de l'homme au coeur de pierre (1880)

“ Palviez saisit alors avec violence la main de Richard, et s'écria :
– Ami, j'ai un enfant, qui demain n'aura plus de père.
Et les joues du mourant se colorèrent d'une faible rougeur.
– Il faut que je te dise tout, continua-t-il. Le temps est court, je me sens mourir. Je ne puis confier mon secret qu'à un homme d'honneur qui me comprendra et saura le garder. J'ai été ton ennemi. La mort rapproche même les ennemis. Tu vis, tu as été vainqueur, il est de ton devoir d'accepter la charge que je te donne, c'est le legs de ton adversaire.
– Je l'accepte, répondit Richard.
”
Source : Gallica

Portrait de Mór Jókai Mór Jókai,  Un nabab hongrois, imitation libre du hongrois de Moricz Jókai… (1860)

“ Il n'y a plus qu'un seul Karpathi hors de la Hongrie, et il se nomme Béla.
—Le voici ! c'est moi-même, reprit l'étranger en étendant une de ses jambes sur une chaise. Ma mère m'a mis au monde dans ce pays barbare. C'était une noble dame d'éducation distinguée ; mais mon père a commis diverses excentricités, entre autres celles de me faire baptiser, moi, son fils unique, sous le nom de Béla, et de me faire apprendre le hongrois. Bêla ! quel nom pour un gentilhomme ! Par bonheur, mon père est mort jeune, et je suis allé habiter Paris avec ma mère.
”
Source : Gallica

Portrait de Mór Jókai Mór Jókai,  Les fils de l'homme au coeur de pierre (1880)

“ Quelqu'un joue ici un jeu infernal ! – pensa-t-il. – On ne peut savoir encore quelle en sera la fin ! – Il déposa de nouveau son épée et son manteau, et rentra dans le salon. Il retrouva Edith, non plus les joues en feu, comme quand elle l'avait aperçu, mais affreusement pâle. Elle ne se troubla pourtant pas, et regarda tranquillement Richard.
– Pardonnez-moi, mademoiselle Edith, fit celui-ci, toutes les portes de la maison se trouvent fermées et il n'y a personne pour me les ouvrir.
Le portrait d'Alphonsine, de grandeur naturelle, était
là dans le salon entouré d'un riche cadre doré.
”
Source : Gallica

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