Mór Jókai,
Les fils de l'homme au coeur de pierre
(1880)
“ Palviez saisit alors avec violence la main de Richard, et s'écria : – Ami, j'ai un enfant, qui demain n'aura plus de père. Et les joues du mourant se colorèrent d'une faible rougeur. – Il faut que je te dise tout, continua-t-il. Le temps est court, je me sens mourir. Je ne puis confier mon secret qu'à un homme d'honneur qui me comprendra et saura le garder. J'ai été ton ennemi. La mort rapproche même les ennemis. Tu vis, tu as été vainqueur, il est de ton devoir d'accepter la charge que je te donne, c'est le legs de ton adversaire. – Je l'accepte, répondit Richard. ”
