P. Bardon Le philosophe devenu chrétien par la contemplation de la nature… (1803)

Mais que mon opinion est différente, quand j'ai approfondi les usages de ces hautes montagnes, qui paraissent affronter les Cieux , en portant souvent leurs têtes altières dans la région du tonnère ! Rien ne me démontre mieux la sagesse et la prévoyance du Créateur. Sans les montagnes , la terre serait applatie et trop uniforme.
Ce sont ces élévations et ces enfoncemens qui procurent, à notre habitation, cette admirable variété de points de vue , qui nous charment
et remplissent l'ame d'une infinité d'objets, dont l'ensemble offre à nos yeux les tableaux les plus magnifiques.
Source : Gallica

P. Bardon Le philosophe devenu chrétien par la contemplation de la nature… (1803)

Quelle force n'est pas nécessaire pour ébranler une planète telle que Jupiter, près de quinze cents fois plus grosse que la terre, et traînant avec elle ses quatre Satellites ? Une si énorme masse ne laisse pas , néanmoins , de parcourir 180 lieues dans l'espace d'une minute, sans qu'un mouvement si prodigieux puisse jamais l'écarter de la ligne elliptique que le Créateur lui a tracée.
A la contemplation d'un si grand et si miracle
leux ouvrage , je sens mon ame s'élever et toutes ses facultés ne pas suffire à l'admiration de tant de prodiges.
Source : Gallica

P. Bardon Le philosophe devenu chrétien par la contemplation de la nature… (1803)

Ces corps , par cela même qu'ils sont opaques , ne sont point lumineux par eux-mêmes ; ils ne nous deviennent visibles que par la lumière qu'ils reçoivent du Soleil, et qu'ils réfléchissent vers nous. Aux yeux du vulgaire les Planètes sont confondues avec les Étoiles, quoiqu'elles en différent essentiellement: nous allons considérer plus particulièrement ces différents astres ; ce qui va nous donner une idée grande de l'Univers.
Source : Gallica

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