Patrice Larroque

Élements biographiques

Patrice Larroque De l'esclavage chez les nations chrétiennes… (1870)

Je tiens l'esclavage pour un des plus grands
fléaux de l'humanité et l'une des plus damnables formes de l'oppression exercée par le fort sur le faible : il n'y a guère de pages de mon œuvre qui ne le disent. D'un autre côté, j'y laisse voir avec une égale clarté que je ne suis pas chrétien, et par conséquent je ne puis pas avoir eu la pensée d'aller demander à une religion à laquelle je ne crois pas des arguments en faveur d'une cause que j'ai en abomination.
Source : Gallica

Patrice Larroque De l'esclavage chez les nations chrétiennes… (1870)

Je crois devoir rendre le christianisme responsable du méfait de la persistance de l'esclavage dans son sein, et je vous trouve sur mon chemin dans l'attitude d'un adversaire.
Je dois supposer dès lors que vous êtes chrétien. Mais quel chrétien êtes-vous donc, si vous ignorez que les Epîtres de saint Pierre et de saint Paul sont rangées parmi les livres canoniques du Nouveau Testament aussi bien que les Évangiles? Les chrétiens de toutes les
communions, catholiques, protestants, grecs unis ou séparés, savent cela.
Source : Gallica

Patrice Larroque De l'esclavage chez les nations chrétiennes… (1870)

Les grands seigneurs, laïques ou ecclésiastiques, possesseurs du sol, n'étaient pas hommes à se passer de services intérieurs et personnels. Or par qui ces services leur étaient-ils rendus? Ce n'était assurément pas par des domestiques à gages, que l'on ne connaissait pas alors ; c'était donc par
un certain nombre de leurs serfs. Enfin, quand on vous accorderait que la substitution du servage à l'esclavage eût été un fait d'adoucissement de la servitude, aussi considérable qu'il vous le paraît, toujours serait-il qu'il faudrait en attribuer le mérite à l'invasion germaine.
Source : Gallica

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