Pierre Mouton La Transportation en Afrique, par le colonel Mouton… (1870)

Il se nommait Bordère. Il était cloué du plus heureux naturel; intelligent, délicat, sensible, trop sensible hélas ! car c'est cette sensibilité, qui, avec l'aide de ses persécuteurs, ouvrit prématurément sa tombe !
Il s'éteignait à vue d'oeil sous l'accablement et de ses misères présentes et du souvenir des humiliations que les sbires du pouvoir lui avaient fait endurer avant de le jeter sur la terre d'Afrique. Il ne pouvait se consoler à l'idée que lui, innocent, honnète, scrupuleux observateur des lois, avait été traîné de prison en prison, chargé de fers, sous l'escorte des gendarmes.
Source : Gallica

Pierre Mouton La Transportation en Afrique, par le colonel Mouton… (1870)

C'est ainsi que la vaillance de ce brave de décembre échoua devant mes futailles de vin blanc !
Pendant qu'on saccageait arbitrairement ma maison de campagne et ma maison de Cherbourg, on m'assignait pour demeure dans la maison d'arrêt un cachot humide et sombre ; et si un parent ne m'avait fait parvenir un caban, j'aurais pu, avec mes vêtements ordinaires, mourir de froid pendant la première nuit.
Pourquoi tant de rigueurs et de sévices à l'égard d'un citoyen qu'on savait innocent de tous crimes ou délits ? La haine politique ne les explique même pas.
Source : Gallica

Pierre Mouton Du Droit à l'assistance publique… (1849)

Hâtons-nous d'exercer l'assistance publique en véritables chrétiens, telle qu'elle convient enfin à l'homme libre, et aux sentiments d'une véritable fraternité.
L'assistance publique doit se proposer un but philantropique, et à là fois moral et civilisateur.
Créons une institution forte et durable, avec le concours de ceux-là mêmes destinés à jouir de ses bienfaits. Que l'ouvrier, dans sa vieillesse, où, lorsque des infirmités ne lui permettront plus de se livrer à aucun travail, ait une existence assurée !
Source : Gallica

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