Raymond de Borrelli,
Les Dactyles
(1896)
“ Samas, divin Samas, fils de Bel et de Nou, Dans la splendeur de qui tout pâlit et s'efface, Qui n'as qu'à t'en aller pour que la nuit se fasse, Je t'invoque, Soleil, en pliant le genou ! Car le Roi m'a payé pour prier à sa place ; Même, selon le rite antique de Kalou, J'ai gravé dans l'argile, à l'aide d'un long clou, Ces mots que tu liras quand ma voix sera lasse : — Garde les jours du Roi ! Guide les pas du Roi ! Qu'il rayonne l'amour ; qu'il fulmine l'effroi ! Que le désert fleurisse en le voyant paraître ! ”

