René Clément

Élements biographiques

René Clément Étude sur le théâtre antique, au point de vue des décors… (1863)

Donc, ô maîtres, ne négligez pas l'orchestre des voix, afin que les sublimes partitions de Corneille ou de Molière soient exécutées avec des instruments convenables. Depuis nombre d'années, nous suivons attentivement les représentations théâtrales, et nous n'hésitons pas à dire que ce qui fait défaut chez les anciens comme chez les nouveaux acteurs, c'est moins le talent, proportion gardée, que la voix. C'est la voix que les uns n'ont plus ou n'ont pas cultivée, et que les autres n'ont pas et n'auront jamais. C'est la voix qui, mise au service de l'intelligence, fait le comédien parfait.
Source : Gallica

René Clément Étude sur le théâtre antique, au point de vue des décors… (1863)

L'écueil des jeunes comédiennes, le banc de cailloux sur lequel vient se briser leur voix, et quelquefois leur talent, c'est l'emportement d'une passion quelconque montée à son paroxysme, haine et colère surtout, deux vilaines travailleuses qui mettent l'étranglement dans le gosier et impriment, si l'on n'y prend garde, un mouvement accéléré et ridicule aux sourcils et à la peau du front.
Source : Gallica

René Clément Étude sur le théâtre antique, au point de vue des décors… (1863)

Pour peu qu'on soit versé dans l'étude du théâtre grec, on sait ce que c'était que le proscenium, la scène, le parascénium, l'hyposcénium, l'orchestre et le thymélé. Personne n'ignore que l'orchestre qui, de nos jours, est la partie où s'assemblent les musiciens, servait antrefois aux évolutions du chœur mais ce qu'on n'a jamais bien défini, c'est le thymélé.
Source : Gallica

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