Émile Bollach

Élements biographiques

Émile Bollach Des étangs de la Dombes (considérations médicales et hygiéniques… (1898)

Pour nous résumer, nous dirons qu'un étang en Dombes n'est pas un bas-fond sans valeur, plein d'eau croupissante, sans écoulement possible, obstacle à la culture et foyer d'infection ; non, c'est un réservoir artificiel dont on peut faire écouler l'eau avec la plus grande facilité en lui donnant issue par le thou, réservoir qui, en eau, fournit aux propriétaires poissons et pâturages, et qui, desséché, prend la valeur et la salubrité d'une terre des mieux chargées d'engrais.
Source : Gallica

Émile Bollach Des étangs de la Dombes (considérations médicales et hygiéniques… (1898)

C'est un tombeau sur les bords duquel l'habitant traîne douloureusement sa courte existence et dont il semble chaque jour mesurer la profondeur. Un état valétudinaire tient lieu chez lui de la santé. Il s'endort au sein des souffrances ; son réveil est pour la douleur. A peine les rayons du soleil ont-ils pénétré jusqu'à sa demeure, au travers des humides forêts, qu'il s'achemine péniblement vers un marais fangeux dont il va de nouveau humer le gaz empoisonné qui porte dans ses veines les causes rapides de sa destruction.
Source : Gallica

Émile Bollach Des étangs de la Dombes (considérations médicales et hygiéniques… (1898)

Nos étangs sont des amas d'eau qui tombent du ciel dans les champs, qu'on assemble et qu'on retient par une levée de terre ou chaussée; laquelle, par conséquent, est élevée dans le lieu le plus bas du champ qu'on veut inonder et où l'on veut conserver l'eau. La terre de ce pays est d'une nature telle qu'elle se presse, sèche et s'endurcit facilement, et si bien qu'elle conserve les eaux, en sorte qu'elles ne s'imbibent point dans la terre. Il ne s'en perd qu'autant que le soleil en fait exhaler ou que les chaussées mal faites en laissent écouler.
Source : Gallica

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