A P Mantel, Rachel, détails inédits ; par A.-P. Mantel… (1858)
“ RACHEL 63 De son inépuisable écrin. Qu'importe donc que les couronnes Que sur la scène tu moissonnes Se flétrissent sur ton beau front! D'autres fleurs les remplaceront. Il n'en est qu'une qu'on regrette, Qui, dans le coeur, douce retraite, S'ouvre un soir et s'épanouit. Mais, si sa tige se flétrit Au vent d'une longue souffrance, Plus de bonheur, on est maudit!... Cette fleur-là, c'est l'espérance. L'illustre tragédienne s'engoua plus d'une fois de rôles où son talent ne devait pas briller de tout son éclat. ”
