Résumé

Adrien Wittert Lettre de Lombard a Vasari : notes sur la premiére école de gravue (1874)

Nous devons appuyer sur ces doctrines de Lambert Lombard : c'est là son titre de gloire avec l'Académie de gravure à Liége.
On a perdu presque tous ses tableaux. On doit condamner même toutes ces idées de réforme classique et italienne, mais on ne peut assez admirer ses vues historiques. C'est ce qu'il nommait sa grammaire, parce que l'histoire était sa règle, le principe même qui l'avait fait remonter à l'antiquité.
C'est plus que la science, c'est l'intuition qui n'appartient qu'au véritable génie.
Source : Gallica

Adrien Wittert Lettre de Lombard a Vasari : notes sur la premiére école de gravue (1874)

Cependant, Liège appartenait encore à l'Allemagne, notre pays ou notre patrie, dit Lambert Lombard.
La Belgique entière venait à peine d'être détachée de l'empire germanique, qui avait fait sa grandeur, pour être réunie sous Philippe II à l'Espagne, qui fut sa ruine. Les Van Eyck, Roger Van de Weyden, Martin Schongauer sont toujours pour Lombard des Allemands, parce que leur patrie faisait partie de l'Allemagne, nostri paesi et tota Germania. Cependant, aucun de ces grands artistes n'avait peut-être ni
vu, ni habité l'Allemagne ou franchi seulement le Rhin.
Source : Gallica

Adrien Wittert Lettre de Lombard a Vasari : notes sur la premiére école de gravue (1874)

L'Italie, si utile aux sculpteurs et aux arts plastiques, parce qu'elle a mieux conservé les types et les galbes humains, n'a pas le pittoresque et la magie des couleurs et des ombres, des clairs-obscurs ou des crépuscules. L'Italie fut cause que Liège n'eut plus un seul paysagiste.
Liège avait cependant créé le paysage avec les Van Eyck, Patenier, Bles. L'école liégeoise l'avait introduit dans la gravure et créé seule
l'art merveilleux de Lucas de Leyde.
Source : Gallica

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