Résumé

Adéodat Faivre Défense de M. Faivre, présentée par lui aux assises du Rhône… (1832)

Une circonstance purement fortuite me met en rapport avec le prote de M. Charvin; c'est bien moi qui ait fait imprimer pendant l'été de 1831 l'opuscule anonyme, intitulé Réponse à Jacquier.
Le 15 juillet, la maladie de mon frère m'appelle à Besançon; je reviens le 25 du même mois ; mais en mon absence, des nuages de mauvais augure s'étaient amoncelés sur ma tête, mille bruits absurdes avaient couru sur mon voyage ; j'apprends du procureur du roi lui-même que la police m'a dénoncé sans preuve, sans sorps de délit, comme distributeur d'écrits infâmes et abominables.
Source : Gallica

Adéodat Faivre Défense de M. Faivre, présentée par lui aux assises du Rhône… (1832)

Si de pareilles menaces m'eussent été adressées à moi, je m'en serais fort peu inquiété. Mais un homme faible au moral comme au physique, fort étranger jusque là aux formes brutales de la police, a-t-il pu résister à ces vagues mouvemens de terreur , dont les hommes les plus vigoureusement trempés ne se défendent pas toujours? Croyez-moi, la perspective d'un cachot est triste à l'entrée d'une longue nuit d'hiver ; l'appareil inquisitorial, dont un chef de police se plaît à s'entourer, est peu rassurant
Source : Gallica

Adéodat Faivre Défense de M. Faivre, présentée par lui aux assises du Rhône… (1832)

On se laisse aller par une pente insensible et dont on ne s'aperçoit pas, soi-même , du zèle et du dévouement à je ne, sais quel désir barbare de trouver des coupables. La loyauté s'évanouit ; tous les moyens deviennent bons pour atteindre un prévenu et arriver une affaire, comme on le dit dans la langue de la police.
Cette tendance irrésistible est un malheur sans doute, mais je conviens moi-même qu'elle a sa source dans la force des choses ; la tâche d'un accusé se borne à lutter contre ses conséquences avec plus ou moins de bonheur.
Messieurs , ma tâche est terminée
Source : Gallica

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