Alphonse Houllier, Écrin nouveau de la lyre sacrée (1897)
“ L'esprit est grand ; mais le coeur, qu'est-ce à dire ? Le plus beau don, gardons-nous d'en médire. C'est par le coeur que vous avez vécu, Jeunes époux, j'en reste convaincu, Jusqu'à ce jour, sur le sein d'une mère, Sous le regard attendri d'un bon père. Telles les fleurs s'ouvrant pour le baiser Du gai soleil, dardant, pour les griser, Ses doux rayons, dès la naissante aurore ; Quand vient le soir, il les caresse encore. Mais cet amour, c'était l'eau de vos coeurs, Diffus aussi sur vos frères, vos soeurs. L'hymen sacré, de son vin sur vos âmes ”
