Alphonse Houllier

Résumé

Alphonse Houllier Écrin nouveau de la lyre sacrée (1897)

L'esprit est grand ; mais le coeur, qu'est-ce à dire ? Le plus beau don, gardons-nous d'en médire. C'est par le coeur que vous avez vécu, Jeunes époux, j'en reste convaincu, Jusqu'à ce jour, sur le sein d'une mère, Sous le regard attendri d'un bon père. Telles les fleurs s'ouvrant pour le baiser Du gai soleil, dardant, pour les griser, Ses doux rayons, dès la naissante aurore ; Quand vient le soir, il les caresse encore. Mais cet amour, c'était l'eau de vos coeurs, Diffus aussi sur vos frères, vos soeurs. L'hymen sacré, de son vin sur vos âmes
Source : Gallica

Alphonse Houllier Écrin nouveau de la lyre sacrée (1897)

Faucher un peuple entier, une armée à son rang ; Pour qu'on dise de vous : il a tué plus d'âmes Que la foudre et la peste et le fer et les flammes, Plus que les vibrions saturant l'air impur, Plus que l'onde perfide et scellant comme un mur Ses flots sur les vivants, et plus que l'incendie Qui dévore en grondant, plus que la perfidie Des traîtres se glissant, dans la nuit, un poignard A la main, qui caresse et frappe de son dard ; Plus que les éléments conjurés contre l'être Avec le noir néant où doivent disparaître, Peuples, individus, siècles, gloire et grandeur...
Source : Gallica

Alphonse Houllier Écrin nouveau de la lyre sacrée (1897)

La terre est un cercueil où tout dort dans la poudre, On y voit trop souvent se déchaîner la foudre ; Un matin, puis un soir, et c'en est fait de nous. Insensé qui se fie à ce destin jaloux, Sans entrailles, qui rit de l'homme à ses genoux.
Dans les plaines d'azur s'allume un météore, Enfant d'un Ciel de feu. La nuit le vit éclore, Sa cendre sur le sol retombe avant l'aurore, Il s'est éteint déjà !... Le cèdre du Liban, Redressant sa ramure, au souffle de l'autan, Elevé jusqu'au Ciel son front de vétéran.
Source : Gallica

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