Alfred de Montvaillant

Résumé

Alfred de Montvaillant Les Roses de Saron, poésies (1905)

Lui, flambeau de la grâce, Dans notre humain séjour, Subir cette disgrâce, Lui, Jésus, Dieu d'amour !
Comme un objet de haine, Le juste ainsi mourir! L'âme de bonté pleine De l'homme être martyr !
Jésus, la délivrance, Messager du salut, Subir cette souffrance, Avoir le sort qu'il eut.
Vouloir sauver la terre, O mort, de tes effrois, Et n'avoir pour salaire Qu'une effrayante croix !
L'âme est bouleversée De crainte et de terreur, L'ombre emplit la pensée, La nuit emplit le coeur.
O Sauveur admirable, Ta sainte charité, Ton amour ineffable Sauva l'humanité.
Source : Gallica

Alfred de Montvaillant Les Roses de Saron, poésies (1905)

Dans ce temple sacré que nos chants retentissent Et que le firmament réponde à nos concerts, Que tes échos sacrés, Sion, se réjouissent, Un Dieu descend du ciel pour sauver l'Univers.
C'est celui qu'attendait depuis longtemps la terre,
Le monarque promis au peuple d'Israël,
Et dont le sacrifice, ineffable mystère,
Aux humaines douleurs devait ouvrir le ciel.
C'est le Fils bien aimé, le Rédempteur du monde, Dont la gloire rendra le ciel même jaloux, Qui, rempli de l'amour dont son coeur surabonde, Sur un infâme bois s'immolera pour nous.
Source : Gallica

Alfred de Montvaillant Les Roses de Saron, poésies (1905)

Leur coeur ne fut-il pas bourrelé de remord ?
Ce meurtre fit frémir le ciel, l'enfer, la terre, L'âme des assistants se glaça de terreur, La nuit se fit autour de la croix solitaire, Le sanglant Golgotha s'environna d'horreur.
L'Agneau céleste a pris sur lui notre misère, Le Juste s'immola pour sauver les pécheurs, Et le ciel a voulu retenir son tonnerre Sur ses cruels bourreaux et ses blasphémateurs !
Humilions nos coeurs accablés de tristesse, Pour nos transgressions remplis de repentir. Bénissons ce que Dieu permit dans sa sagesse, Cherchons comme Jésus la palme du martyr.
Source : Gallica

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