Résumé

Apologie de Me Dupin, le sauveur de la patrie… (1830)

Nous l'avons vu, humble et prosterné, meurtrir ses genoux sur les dalles de la nef; nous l'avons vu danser devant l'Arche sacrée, au chant des saintes hymnes : sa main s'enlaça aux cordons de notre dais, comme la Samaritaine s'attacha aux pieds de Christ, comme les lèvres de David sur les blanches épaules de sa maîtresse : l'Ecriture la nomme Bath-Sebah, femme d'Urie, chef de guerre.
Il fallut nous séparer, de corps au moins; et Dupin s'éloigna l'âme rafraîchie ; l'espérance est si douce rosée !
De retour à Paris, Dupin fut traduit à la barre du peuple
Source : Gallica

Apologie de Me Dupin, le sauveur de la patrie… (1830)

La magistrature assise doit à son tenant une toge d'honneur; grâce à son éloquence, les juges qui condamnèrent Magallon, Barthélemy, Fontan, toutes les pensées d'hommes libres, sont déclarés inamovibles.... Un serment a tout purifié.
Ces magistrats qui, le jour de l'Austerlitz parisien, priaient pour Capet, on les verra, le coeur tout plein du banni, prononcer sur le sort des Amis du Peuple !
Il y a toujours de la paille et du pain noir à la geôle pour la liberté.
Dupin a dit : « L'inamovibilité est un principe ; périsse plutôt le monde qu'un principe! »
Source : Gallica

Apologie de Me Dupin, le sauveur de la patrie… (1830)

Ce fut dans ces temps d'orage que le génie de Dupin battit la nue de ses ailes; jamais l'esprit d'un homme n'a brillé de plus admirables ressources.
Je vous l'ai dit, mes pieux auditeurs, l'autel et le trône étaient ébranlés ; le pouvoir nous était arraché par les exigences du tiers-état. Le ciel et Polignac demandèrent du sang, et Charles vendit la mort d'un peuple pour un brevet d'élu.
Source : Gallica

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