Résumé

Arnold de Costa Abraham Pinedo, docteur d'Amsterdam… (1833)

Le malheureux jeune homme était hors de
lui : ces deux bras jetés autour de sa taille, comme une ceinture de plomb fondu, cette haleine embaumée et électrique, le contact de ce corps de jeune fille, dans toute l'élégance de sa nudité, toute la beauté, l'émotion de la luxure, l'avaient rendu ivre ; la folie et l'égarement allaient s'unir. – Ah ! viens, mon Édouard !
Cette exclamation tomba comme un morceau de glace sur le coeur d'Izac, et, s'arrarachant violemment des bras de sa cousine, il s'élança avec effroi à l'autre bout de la chambre.
Source : Gallica

Arnold de Costa Abraham Pinedo, docteur d'Amsterdam… (1833)

Eh bien ! une ville, sans son peuple, n'est plus la même ville ; elle a changé de caractère, d'expression. Il faut à Venise, pour être elle, son peuple, avec ses allures vénitiennes et son caractère tout en dehors ; et non pas l'excellent peuple d'Amsterdam, avec son air hollandais, riant dans sa barbe et chantant tristement ; actif et laborieux sans qu'il y paraisse, semblable à ces animalcules innombrables qui habitent sur des feuilles d'arbres : on dirait une masse inerte et apathique ; regardez à la loupe ; c'est une colonie remuante et travailleuse.
Source : Gallica

Arnold de Costa Abraham Pinedo, docteur d'Amsterdam… (1833)

Henrik, cette fois, comprit. Il se baissa, et retira le cadavre de sa femme ; il la releva, la mit sur ses pieds ; mais le corps retomba lourment. Il lui prenait les mains, les secouait, lui jetait de l'eau à la figure pour la faire revenir, l'appelait : Julia ! Julia ! puis il posait sa main sur son coeur. – Il ne battait plus. – Il l'assit sur un fauteuil et se mit tout en face d'elle à la regarder sans proférer une parole. Margareta, elle, ricanait, comme ces folles qu'on voit dans leurs loges.
Source : Gallica

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