Auguste Maquet

Auguste Maquet

Résumé

Portrait de Auguste Maquet Auguste Maquet La maison du baigneur. Tome 1 (1879)

Vous frissonnez ; cependant un pareil malheur n'est pas rare, à une époque où la noblesse de ce royaume cherche toujours quelque querelle dans l'ivresse, et trouve toujours à son côté une épée pour trancher la discussion.
— Son ami ! murmura Aubin.
— L'épée est aveugle comme l'ivresse et la colère, reprit du Bourdet. On tue un ami ne croyant tuer qu'un homme ; c'est après, que le regret se change en remords. — Et vous pensez, monsieur, dit Bernard, que c'est la douleur qui a jeté M. de Pontis dans la solitude ? — J'en suis sûr, il n'avait pas de secret pour votre mère, sa sœur aînée.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Maquet Auguste Maquet La maison du baigneur. Tome 1 (1879)

Et si Bernard ne révélait pas sa bienfaitrice, s'il ne consentait à retraçer ni son sourire, ni son geste, ni l'expression de son regard enflammé, c'est qu'il craignait, même en présence d'un père et d'un frère, que cet aveu bruyant, banal, entrecoupé de commentaires maladroits, pent-être railleurs, ne profanât si vite le charme et la fraîcheur de cette vision, et n'affaiblit le contour déjà trop incertain d'une image qu'il s'efforçait de retenir vivante et inaltérable au fond de son cœur.
Mais plus une âme se couvre, plus elle excite l'attaque. Du Bourdet revint à la charge avec opiniâtreté.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Maquet Auguste Maquet La maison du baigneur. Tome 1 (1879)

Homme d'un temps héroïque, reprit du Bourdet affectueusement, vous avez eu les gloires et les douleurs des héros de l'épopée. Mais nous autres, pauvres bourgeois vivant obscurément, tombant plus obscurément encore, ne devons-nous pas nous préoccuper uniquement du repas du jour ? Les joies qu'il nous faut et qui nous suffisent sont : médiocrité, égalité, habitude. Si Bernard, âme paisible, ne doit pas être, par son mariage, un de ces hommes favorisés du ciel, il ne saurait non plus, en raison même de l'insignifiance de cette union, y trouver de bien grands chagrins.
Source : Gallica

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