Benoît Vacquerie

Résumé

Benoît Vacquerie Victor Hugo et M. Auguste Vacquerie… (1877)

Peintre déjà inimitable, poëte vériiablement créateur, harpeor (1) aux saintes inspirations, toutes les formes, toutes les figures s'idéalisent sous les couleurs de ta palette ; la beauté de ton âme se reflète dans tes œuvres, et ta poésie a un écho d'éternité.
C'est l'esprit de Dieu qui règle ton essor, et tu ne te poses que sur des cimes lumineuses. Les anges y viennent te visiter, ils effleurent de leurs ailes ta lyre.
Ta lyre chaste sœur des harpes de Sion.
Innocence ! ô divin attrait des âmes, et digne trucheman de la vérité!
Source : Gallica

Benoît Vacquerie Victor Hugo et M. Auguste Vacquerie… (1877)

Il y a au surplus, ne le dissimulons pas, plus de sincérité qu'on ne pense, peut-être, dans ton âme abusée ; mais c'est à cœur-joie que tu cèdes au prestige satanique, et sous le jour perfide du mensonge tu ne vois plus que le mal où est le bien, le faux où est le vrai, l'injuste où est le juste. Quelle peut être l'autorité du génie sur la foi d'un prisme où son œil voit le contraire de ce qu'il regarde? Pauvre enchanteur, tu es dupe toi-même de ta magie !
Source : Gallica

Benoît Vacquerie Victor Hugo et M. Auguste Vacquerie… (1877)

Ta félonie envers Dieu ne reste pas impunie ; ce qui te charme fera ta peine : tu n'auras plus que des rêves terrifiants, une gloire salie, des jours sombres, et ton âme deviendra un abîme, ton génie un spectre, ton cœur une angoisse, ta vie un exil.
A présent vois quel prochain et menaçant avenir : ce qui est ton Dieu, ce que tu embrasses, ce dont tu jouis va tomber de tes bras, devenu à tes yeux un objet d'horreur. Tes passions mourront, tout mourra hormis ton orgueil affreux, solitaire ; et toutes tes sympathies avec l'existence mourront.
Source : Gallica

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