Bernard Brunhes

Résumé

Bernard Brunhes Bernard Brunhes. Houille blanche… (1905)

C'est une inexactitude très grave que de 'dire que la propriété privée est un obstacle à l'utilisation de la houille blanche : c'est le contraire qui est le vrai ! Que la propriété privée soit seulement menacée : l'eau se figera, et alors : adieu, veau, vache, cochon, couvée. Notre conférencier, là encore, n'a vu qu'un côté de la question, l'abus du droit de propriété, l'action coupable et néfaste du barreur de chute, et de ce que des êtres pervers ont mésusé d'un droit, il veut supprimer ce droit, pour qu'on n'en abuse plus à l'avenir.
Source : Gallica

Bernard Brunhes Bernard Brunhes. Houille blanche… (1905)

C'est là une échéance redoutable, autrement rapprochée que celle de l'épuisement des mines de houille. Il faut donc enrayer, et promptement. C'est ce qu'on a compris en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Italie. C'est ce qu'en France on commence à comprendre, encore que notre législation reste aussi hostile aux formes de propriétés qui pourraient nous assurer des chênes séculaires qu'elle est indulgente au propriétaire qui abat le chêne séculaire; et qu'elle limite étroitement dans la durée le pouvoir si despotique qu'elle laisse aux hommes sur les choses dans le présent.
Source : Gallica

Bernard Brunhes Bernard Brunhes. Houille blanche… (1905)

Mais la doctrine allemande est depuis longtemps faite à l'idée que l'expropriation ne doit pas exister seulement au profit de l'intérêt public, au sens étroit du mot, mais au profit de l'intérêt social et qu'en conséquence, elle se trouve justifiée dès que la Société (et non pas seulement l'État ou une autre personne publique) trouve un avantage économique sérieux à ce qu'elle soit exercée. L'expropriation au profit d'une personne privée, n'ayant aucun caractère administratif, n'a dans ce système rien d'anormal.
Source : Gallica

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