Résumé

J.-B. Serpieri Réponse à l'exposé de M. le président du Conseil des ministres sur la question du Laurium (1872)

D'après le Koran, Dieu seul est le propriétaire réel, absolu de la terre, et les hommes n'en sont que des possesseurs, des usufruitiers. Le Miri, ou Trésor public, revendique comme la tenant de Dieu, la propriété du sol, et l'Imam (le Sultan) en est l'administrateur. Le soi, selon la loi Turque fondée sur le Koran, est ainsi réputé appartenir à l'Etat et cette attribution s'applique au fond comme à la surface. Le droit régalien le plus absolu, élevé à la hauteur d'un dogme religieux, est donc, en Turquie, le point de départ et le fondement de toute la législation minière.
Source : Gallica

J.-B. Serpieri Réponse à l'exposé de M. le président du Conseil des ministres sur la question du Laurium (1872)

Si l'intérêt commun et la justice sont les deux fondements de la propriété, l'intérêt commun ni l'équité n'exigent pas que les mines spient les accessoires de la surface. L'intérieur de la terre n'est pas susceptible d'un partage; les mines, par leur marche irrégulière, le sont encore moins. Quand à la surface, l'intérêt de la société est que les propriétés soient divisées
Source : Gallica

J.-B. Serpieri Réponse à l'exposé de M. le président du Conseil des ministres sur la question du Laurium (1872)

Le Président du Conseil des ministres se trompe gravement lorsqu'il croit trouver une affinité entre les scories et les ecvolades.
Les scories sont les restes de la fusion et, par conséquent, un produit de l'art métallurgique, dont le travail a changé l'état primitif. Transportables de leur nature, elles ne perdent jamais cette propriété quel que soit le nombre de siècles qu'elles restent sur le sol ; mais les ecvolades, minerais-rejets de l'exploitation des mines se trouvant dans leur état primitif, n'ont subi, par le travail des hommes, d'autre altération que celle d'avoir changé de place
Source : Gallica

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