Résumé

Catherine Stucky "Maïrig", Marie Zenger, seize ans chez les orphelins arméniens à Sivas… (1915)

Pour sa tâche maternelle, Marie Zenger avait non seulement les grandes qualités essentielles d'intelligence et de piété, mais les traits charmants de son caractère lui furent d'un grand secours. Enjouée, très gaie môme, voyant volontiers le côté plaisant ou humoristique des choses, elle aimait à rire et à voir rire autour d'elle. Elle jouissait profondément de la nature et de tout ce que la vie offre de beau aux yeux de ceux qui savent voir et comprendre. L'enthousiasme juvénile que lui inspirait tout ce qui est noble lui attirait le coeur des jeunes
Source : Gallica

Catherine Stucky "Maïrig", Marie Zenger, seize ans chez les orphelins arméniens à Sivas… (1915)

Elle était si humble, si débonnaire et si pleine de coeur, que le plus pauvre trouvait place à sa table et qu'elle le servait dans sa propre vaisselle.
Un autre champ fut ouvert à son besoin de dévouement : elle fut appelée au début de la guerre à Erzerum. Là, les malades et les blessés déjà frôlés par la mort, attendaient les soeurs de la charité et de la pitié.
Mademoiselle Zenger se dirigea vers eux, laissant derrière elle son oeuvre aimée, et s'en alla là-bas, où l'on n'entendait plus que la voix de la douleur. Véritable héroïne, elle arracha à la mort un grand nombre d'âmes.
Source : Gallica

Catherine Stucky "Maïrig", Marie Zenger, seize ans chez les orphelins arméniens à Sivas… (1915)

Tout à coup, on m'annonce la triste nouvelle de la mort de Mademoiselle Zenger, l'ange de Sivas. Je tremble, mon être entier est sous un lourd fardeau. J'essaie de mesurer la grandeur de cette perte, et je m'en sens incapable. Je suis en face de mon premier vrai chagrin. Le mort de Mademoiselle Zenger est le premier coup donné à mon coeur. Comme se seraient cassées les cordes d'un violon, mon coeur est brisé !
Les caractères de cette grande personnalité me deviennent de plus en plus clair. Mademoiselle Zenger était la mère de centaines d'orphelins et d'orphelines
Source : Gallica

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