Résumé

Charles-Louis Aubry Le système des nouvelles mesures de la République française… (1798)

Passons maintenant à votre imperceptible gramme.
Tout le monde sait que, si vous avez pris le poids de l'eau distilée contenue dans un centi cube pour unité fondamentale des mesures de pesanteur, au lieu d'avoir pris celui de la même eau contenue dans un deci, c'est que vous vouliez arriver , par ce moyen, aux plus petits poids ; mais ce que tout le monde ne sait peut-être pas, c'est qu'en prenant ce parti, vous avez vraiment déshonoré votre propre
propre systême, vous en avez détruit le plus intéressant, vous en avez rompu l'harmonie.
Source : Gallica

Charles-Louis Aubry Le système des nouvelles mesures de la République française… (1798)

En sorte que ceux qui, dans l'intention de me couvrir de ridicule, me diront bien niaisement qu'on ne dit ni un litron d'étoffe, ni une chopine de bois, ni aucune autre gentillesse de ce genre, en seront pour leurs peines, et recevront pour toute réponse de ma part, que personne n'a non plus besoin des mots mètre, are, stère, litre et gramme, pour savoir que du vin n'est pas de la viande, du bled n'est pas de la toile, et du bois n'est pas du sucre.
Source : Gallica

Charles-Louis Aubry Le système des nouvelles mesures de la République française… (1798)

D'abord, rien ne nous empêche de les établir pour les cinq autres classes de mesures ; car je ne vois pas pourquoi les savans, qui ont besoin de descendre souvent aux plus petites fractions, ne diraient pas aussi bien un décimi, un centimi et un millioni de longueur, un décimi , un centimi et un millioni de surface, etc. qu'un dix-millième de mètre , un cent-millième d'are, un millionième de stere , ou toute autre expression de ce genre, ce qui ferait même évanouir la nouvelle disproportion occasionnée par la descente de la seule classe des mesures de pesanteur au millioni.
Source : Gallica

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