Résumé

Auguste Benoit Anciennes mesures d'Eure-et-Loir… (1843)

La croyance vulgaire, qui remonte jusqu'au XIIIe siècle, s'est prononcée en faveur des Arabes et des Indiens, à ce point qu'elle a imposé à nos dix chiffres le nom de chiffres arabes.
A la vérité il est constant, d'une part, que c'est précisément lors de nos communications avec les Maures d'Espagne que notre système de numération s'est vulgarisé en Europe; et, d'autre part, que, bien antérieurement à cette époque, ce système était en usage dans l'Orient où les Arabes l'avaient emprunté, vers le IXe siècle, aux Hindoux.
Source : Gallica

Auguste Benoit Anciennes mesures d'Eure-et-Loir… (1843)

M. Chasles a, en outre, prouvé que nous ne devons aux Arabes ni l'idée, ni la figure du zéro; mais que le zéro s'est introduit, vers la fin du XIe siècle, comme un perfectionnement naturel, dans le système de l'Abacus, peut-être par imitation de l'arithmétique sexagésimale des Grecs et des Latins où se trouve le zéro, sous la forme d'un cercle (l'omicron grec) , pour marquer la place des degrés, minutes et secondes qui manquent dans l'expression d'un nombre astronomique.
Source : Gallica

Auguste Benoit Anciennes mesures d'Eure-et-Loir… (1843)

Jusque-là le nouveau système n'était atteint que dans les noms des poids et mesures. Plus fort que le premier Consul, et dès-lors plus franchement rétrograde, l'Empereur, tout en protestant de son respect pour le système métrique, l'attaqua dans ses divisions décimales en bouleversant de nouveau sa nomenclature. Un arrête ministériel du 28 mars 1812, pris en exécution d'un décret impérial du 12 février de la même année, créa, pour le commerce de
détail, les instruments de pesage et de mesurage suivants, accommodés, dit le décret, aux besoins du peuple.
Source : Gallica

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