Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la Quinzaine, Histoire politique et littéraire - 14 février 1874

Pour l’assemblée, pour le gouvernement comme pour le pays lui-même, une voie nouvelle s’ouvrirait où l’on pourrait s’avancer d’un pas tranquille et assuré sans risquer à chaque instant de se heurter à tous les incidens subalternes, quelquefois irritans, d’une existence laborieuse et disputée.
Ce n’est là qu’un rêve, dit-on, c’est l’utopie facile de ceux qui ne sont pas à la peine et ne sont pas initiés aux difficultés de chaque jour. Les affaires sont les affaires et les hommes sont les hommes.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la Quinzaine, Histoire politique et littéraire - 14 février 1874

L’opinion déconcertée se perd au milieu de toutes ces explications et de ces rectifications dont il faut faire suivre chaque manifestation officielle au premier signe de mécontentement ou de susceptibilité dans l’une des fractions de cette majorité qu’on veut avant tout maintenir compacte. On s’épuise à cette œuvre sans arriver à rien, sans sortir de ce malaise intime et indéfinissable dont on ne demande pourtant qu’à s’affranchir. Le gouvernement est le premier à en subir les conséquences, il le sent bien, puisqu’il est le premier à porter le fardeau de ces conditions laborieuses.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la Quinzaine, Histoire politique et littéraire - 14 février 1874

Si l’on veut échapper à cette extrémité d’une dissolution qui serait prématurée, qu’on ne pourrait proposer à une grande assemblée tant qu’on n’a pas pourvu aux plus pressantes nécessités de l’organisation du pays, il faut s’arrêter, il faut dissiper ces équivoques qui pèsent sur les esprits comme sur les intérêts, qui feraient croire à une réticence permanente, préméditée, dans la politique française.
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