Charles de Saint-Julien, Littérature russe - Moumounia
“ Stépane s’empara de Moumoû et la jeta dehors aux pieds de Guérassime, qui attendait à la porte. Une demi-heure s’était à peine écoulée depuis ce grave événement, que la maison avait repris son morne silence, tandis que la vieille dame s’était ensevelie dans les coussins de son divan, plus sombre qu’un ciel d’hiver. Elle garda cette noire humeur jusqu’au soir, n’adressa la parole à personne, ne toucha point ses cartes. La nuit fut mauvaise; elle la passa à se plaindre et à tourmenter les femmes qui veillaient auprès d’elle. ”
